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    Economie

    Lait: Convention pour l’achat de 5.000 génisses par an

    Par L'Economiste | Edition N°:2769 Le 05/05/2008 | Partager

    . 80.000 éleveurs concernés. Construction de plusieurs centres d’insémination artificielleCentrale laitière vient de signer une convention avec la Fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL) et Masterrind, leader allemand de l’élevage laitier, avec un effectif de 500.000 génisses, soit 40% du marché germanique. Cette convention, la première du genre au Maroc, a pour but «d’améliorer significativement la rentabilité des producteurs de lait. Elle intervient dans un contexte international exceptionnel, caractérisé par la raréfaction des ressources agricoles et des vaches laitières», précisent les dirigeants de Centrale laitière. 1.000 bêtes, sur 5.000 prévues par an, ont déjà été importées dans la foulée de cet accord. «Il est difficile de trouver des vaches laitières à l’étranger. Et pour cause: la Russie a passé commande à l’échelle internationale de 250.000 vaches à fort potentiel génétique. La Chine, elle aussi, exerce une forte pression sur le marché international de la production bovine avec une commande du même ordre. Résultat: les prix des vaches à fort potentiel ont pris l’ascenseur. En une année, ils sont passés de 18.500 à 30.000 DH l’unité », affirme Khouyi Baba Mohamed, directeur de la FNPL. La flambée des prix rend donc l’importation de ce type de vache hors de portée des petits éleveurs marocains, qui constituent 80% des producteurs laitiers, selon le directeur de la FNPL. «Au lieu d’anticiper les problèmes du secteur, la Direction de l’élevage se focalise toujours sur les procédures de contrôle», se plaint-il. «Pour importer une vache laitière, l’obtention d’un agrément est obligatoire», a-t-il précisé. Pour compenser la rareté des vaches à fort potentiel à l’échelle internationale, et améliorer la capacité de production de bétail laitier au Maroc, l’accord tripartite prévoit également la fourniture gratuite de doses et de kits d’insémination artificielle. En outre, Masterrind s’engage à équiper, encadrer et former des techniciens inséminateurs marocains. Plusieurs centres d’insémination artificielle seront donc construits au Maroc par les trois signataires. Celui d’Aïn Djemaâ, situé à Casablanca, est prioritaire pour une profonde restructuration car il est l’unique fournisseur de semences pour tous les éleveurs nationaux.Pour rappel, et selon les chiffres fournis par la Direction de l’élevage, la production laitière marocaine s’élève à 1,6 milliard de litres par an. Le taux de couverture des besoins de consommation pour cette matière atteint 95%. Pour compenser le déficit, 17.000 tonnes de lait en poudre sont importées annuellement, principalement au mois de Ramadan, qui connaît une plus forte consommation. Le Marocain consomme en moyenne 50 litres par an, contre 110 pour la majorité des pays développés. La distribution, le prix et la préférence pour le thé expliquent cette faible consommation. A signaler, enfin, que la FNPL réunit 21 associations régionales, unions de coopératives, producteurs particuliers et des sociétés privées, soit 80.000 producteurs. Représentant plus de 55% de la collecte nationale usinée, la fédération concentre un effectif de 375.000 vaches laitières.


    La convention en pratique

    DANS le cadre de la nouvelle convention, les producteurs laitiers pourront désormais importer des génisses de race Holstein, moyennant un apport personnel de 8.000 DH. A charge pour Centrale Laitière de financer le reste sous forme de crédit gratuit payable en 24 mois, par le biais de fourniture de lait, «ce qui revient à débourser environ 400 DH par quinzaine», précise le directeur de la FNPL. Pour pouvoir bénéficier de cet accord, la démarche consiste à faire une demande auprès de la FNPL qui centralise les besoins de ses membres en bétail laitier. Les bénéficiaires, parmi les 80.000 éleveurs concernés, sont désignés par tirage au sort.Hassan EL ARIF

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