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L'Agence d'intermédiation opérationnelle mi-1999

Par L'Economiste | Edition N°:441 Le 11/02/1999 | Partager

Le système actuel d'intermédiation fonctionne mal. Le Ministère de l'Emploi envisage la création d'une agence d'intermédiation dont le réseau sera constitué des CIOPE. L'influence de l'expérience française est fortement présente.

L'agence marocaine d'intermédiation sera-t-elle une copie de sa soeur aînée française? Tout porte à croire que ce sera le cas. Déjà, le 4 décembre 1998 et à l'occasion de sa visite au Maroc, Mme Martine Aubry, ministre française de l'Emploi avait annoncé que le directeur de l'ANPE (Agence Nationale Pour l'Emploi) en France assurera la direction pour deux ans de l'agence marocaine. De même, des cadres de l'OFPPT (Office de Formation Professionnelle et de Promotion de l'Emploi) étaient dernièrement "en mission" en France. Leur voyage était axé, entre autres, sur la mise en place du mécanisme du répertoire des métiers et emplois (REM). Au Maroc, le Ministère de l'Emploi a choisi pour ce système le nom du répertoire marocain des métiers (RMM).
Destiné aux entreprises et aux demandeurs d'emplois, ce système permet de définir les besoins des deux parties en ressources humaines, en formation et de cerner pour les employés leurs "aires de mobilité". Autrement dit, il s'agit d'une gestion de carrière. Outre cette mission, des responsables du Ministère de l'Emploi ont effectué des voyages en France pour finaliser d'autres dossiers.
Concernant la création de l'agence marocaine, dont l'entrée en fonction est prévue pour la mi-1999, il est précisé au Ministère de l'Emploi qu'elle s'effectuera en trois étapes. La première, déjà déclenchée, est celle de la formation du personnel, son redéploiement et les recrutements des ressources humaines "nécessaires au démarrage de l'agence".
La deuxième étape consiste en l'implantation d'agences régionales dans les zones à forte activité économique avec la mise en place des mécanismes de contrôle, de suivi et d'évaluation du réseau. A ce niveau, il est souligné que les CIOPE (Centres d'Information et d'Orientation pour l'Emploi) et les bureaux de l'emploi devront assurer cette mission. Toutefois, "ces centres ont une faible capacité d'exécution des mesures de l'emploi et de gestion du marché du travail", précise un document du Ministère.
Le même document signale que le statut actuel de ces services publics ne leur permet pas de se positionner en tant qu'interlocuteur autonome sur le marché et d'adapter leurs interventions en fonction de l'évolution de l'environnement de l'entreprise. D'où l'urgence de définir de nouveaux supports de travail et procédures avec contrôle et évaluation permanente des réalisations. D'ailleurs, le Ministère compte procéder, pour optimiser les actions de l'Agence, par des "contrats progrès". Autrement dit, l'Agence s'engagera sur des résultats à réaliser pour une période donnée (voir l'exemple français).
La troisième et dernière phase de l'installation de l'Agence sera le renforcement et la mise à niveau du réseau via "la création de nouvelles structures régionales opérationnelles sur les bassins d'emploi émergents et le développement de partenariat et de sous-traitance des prestations".


20 CIOPE au lieu de 11


Le système actuel d'intermédiation publique(1) est constitué principalement de 45 bureaux d'emplois et de 11 CIOPE. Ces derniers devront être renforcés de 9 autres selon le rapport d'activité de l'Office de Formation Professionnelle et de la Promotion de l'Emploi. Ce rapport ajoute que "ce réseau fait l'objet d'une restructuration touchant aussi bien le style de gestion que les moyens d'intervention". Il s'agit là essentiellement de la mise en place d'une gestion par objectifs, basée sur un système d'information, actuellement en cours de développement, "avec pour but de dépasser les limites de la gestion intérieure".

Aniss MAGHRI

(1) Parallèlement à l'intermédiation publique, le marché du travail abrite des sociétés d'intermédiation privées. Elles sont principalement deux catégories. Il s'agit des sociétés de conseil en recrutement et des entreprises de travail temporaire.

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