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Lacoste veut mieux se positionner au Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:3503 Le 07/04/2011 | Partager

«Aujourd’hui, le réseau de vente de notre distributeur au Maroc compte 15 boutiques Lacoste à travers le pays et d’autres projets sont à venir tels que l’implantation au Morocco Mall», souligne Michel Lacoste

Michel Lacoste, PDG du groupe de la célèbre marque au crocodile était à Agadir à l’occasion du trophée Hassan II et la coupe Lalla Meryem. Il nous explique les secrets de la réussite de la marque légendaire.

- L’Economiste: Vous soutenez pour la deuxième année le trophée Hassan II de golf. Qu’est-ce qui motive votre démarche?

- Michel Lacoste: Le crocodile est né dans l’univers du sport. Mon père était connu au niveau du tennis. Ma mère et ma sœur pour leur part étaient des championnes de golf. Ces deux sports sont donc les racines de la marque. Et bien qu’aujourd’hui la place des vêtements de sport ne représente qu’un petit pourcentage de nos ventes, nous considérons tout à fait important de garder ces racines rigoureuses. Pour ce faire, nous avons un certain nombre d’ambassadeurs et ambassadrices tant au niveau du golf que du tennis, qui portent nos vêtements. Nous sommes présents également dans les tournois importants du genre à travers le monde. C’est donc dans ce contexte que nous participons au trophée Hassan II et à la coupe Lalla Meryem au Maroc.

- Comment évolue la marque aujourd’hui au Maroc?

- Le réseau de vente de notre distributeur a grandi en importance au fil des ans. Aujourd’hui, il compte 15 boutiques Lacoste à travers le pays et d’autres projets sont à venir tels que l’implantation au Morocco Mall.

- Le crocodile a résisté au temps. Quel est le secret de cette réussite exceptionnelle?

- La marque a une idée de ce qu’elle est et de ce qu’elle représente pour les consommateurs en matière d’élégance, d’authenticité et d’innovation. Aussi, nous faisons très attention à rester fidèles à ces valeurs. A partir de là, c’est comme on dit, 90% de transpiration et 10% d’inspiration. Oui, c’est beaucoup de travail par beaucoup de femmes et d’hommes qui se donnent du mal aux quatre coins du monde pour traduire ce que nous sommes de façon homogène.

- Lacoste est toujours la cible des réseaux mondiaux de contrefaçon. A combien estimez-vous le préjudice financier de ce fléau et comment évaluez-vous la situation au Maroc?

- Pour ne pas utiliser la langue de bois, il y a beaucoup trop de contrefaçon au Maroc. Et ce n’est pas bon pour le pays comme pour les consommateurs. Il n’est pas normal qu’une entreprise fasse des investissements, paie des impôts et que des voleurs profitent de son développement. Et ce qui est vrai pour Lacoste l’est aussi pour d’autres marques. Pour notre part, nous avons deux usines au Maroc depuis plus de 20 ans et donc nous sommes de véritables participants à l’activité économique. Difficile de chiffrer le préjudice qu’un tel phénomène a sur notre activité. De fait, le vrai préjudice, c’est celui qui touche le consommateur qui croit acheter un vrai produit alors qu’il acquiert une contrefaçon.

- Comment luttez-vous contre ce fléau?

- Ce sont des actions de coopération à travers le monde avec les systèmes judiciaires, douaniers et de police. C’est important que les autorités contribuent à la chasse au fléau. Au Maroc, la législation a évolué, le cadre juridique permet de faire des saisies. En Chine aussi, les douaniers se donnent beaucoup de mal pour empêcher que les contrefaçons ne soient exportées. Ce travail donne petit à petit ses fruits. C’est bien, car ce n’est pas en vendant des contrefaçons que l’industrie se développera.

 

Le vrai préjudice, c’est celui qui touche le consommateur qui croit acheter un vrai produit alors qu’il acquiert une contrefaçon


- Où se situent aujourd’hui vos nouveaux foyers de croissance?

- Je ne vous surprendrai pas en vous disant que c’est sur les marchés européens où nous sommes présents depuis extrêmement longtemps. C’est en fait des marchés matures et notre développement s’y fera par adjonction de produits dans lesquels nous ne sommes pas assez représentés, comme les produits raffinés pour femmes. Nous avons à ce niveau un vrai potentiel de développement. Les USA ainsi que le Brésil et l’Argentine sont également des marchés où il y a encore de la place pour croître.
La Chine où la place des biens de consommation est en train de grandir est aussi un marché de développement pour nous.

- Vous avez lancé en ce début 2011 un nouveau concept de communication. Quels sont les grands axes de cette opération?

- Par rapport aux autres campagnes, c’est plus une évolution qu’une révolution. Nous sommes toujours sur les mêmes concepts d’élégance, d’optimisme, d’authenticité et d’innovation. La nouvelle campagne ouvre donc un nouveau chapitre dans la continuité de ce que nous avons fait depuis de nombreuses années.

Propos recueillis par
Malika ALAMI

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