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Emploi et Carrière

Label RSE: Les entreprises traînent les pieds

Par L'Economiste | Edition N°:3506 Le 12/04/2011 | Partager
35 labellisées et une quinzaine en cours
Les assises de la RSE en mai
Création par la CGEM du club des entreprises labellisées

La Responsabilité sociale des entreprises (RSE), c’est ce qu’était la qualité en 1990. Ça avance doucement. Et c’est pour motiver les entreprises que le label CGEM a été créé. Résultat, l’on compte aujourd’hui 35 entreprises labellisées, la dernière en date étant Gemadec. Une quinzaine d’autres sont actuellement dans la démarche. «Il y a de l’intérêt pour la RSE, mais le passage à l’acte est encore timide. Les entreprises se demandent encore ce que cela va leur apporter», indique Aziz Qadiri, président de la commission label. L’équipe essaie d’intéresser le maximum de sociétés d’où la convention signée avec l’Agence nationale des PME (Anpme) fin 2010. Le fait de payer l’audit peut être constitutif d’un frein, d’où l’accompagnement des entreprises par l’Anpme à hauteur de 60%.
Le nombre de cabinets d’audits agréés par la CGEM a été revu à la hausse, passant à 8 cabinets, après un appel d’offres lancé par la Confédération. «Il faut aussi faire beaucoup de communication, mais on n’a pas forcément les moyens», ajoute Qadiri. Les assises de la RSE vont se tenir en mai, l’occasion de communiquer autour du label.
L’objectif que s’est fixé la commission est d’arriver à labelliser entre 30 et 50 par an. Mais l’équipe a déchanté car il y a un travail de pédagogie à faire auprès des entreprises, en mettant en avant les avantages que l’on peut en tirer. La commission a entamé la 2e étape, celle du renouvellement du label par les entreprises, car il est valable 3 ans. Et là, l’équipe est optimiste: trois entreprises ont déjà obtenu leur renouvellement. «Les entreprises reviennent car elles ont vu l’intérêt par rapport à ce label», indique Rajae Tazi, chargée d’études, commission label & commission ethique et déontologie. «C’est un véritable produit pour la mise à niveau des entreprises par rapport au code du travail. Nous avons eu des entreprises qui étaient loin de la conformité et qui maintenant sont loin devant», ajoute-t-elle. C’est même une véritable fierté pour l’équipe. «Ça doit aller vers l’avant.Aujourd’hui, plus que jamais, les valeurs de la RSE doivent continuer à être portées à leur plus haut niveau», signale Qadiri. Cependant, le petit nombre d’entreprises labellisées, 35 en tout, suscite des interrogations. Cela ne veut pas dire que seules 35 entreprises méritent le label, selon le président. Le problème ne se pose pas dans ces termes. Il n’y en a que 35 qui ont fait la démarche. «Aujourd’hui, nous n’avons pas un impératif de quantité mais de qualité».
La commission label RSE a mis en place le club des entreprises labellisées RSE par la CGEM, fin février. Ce club a tenu sa première réunion de travail le 1er avril au siège de la société Tragem. Ce club des entreprises labellisées propose de favoriser les contacts et de mettre en réseau les entreprises labellisées RSE par la CGEM. L’objectif est de permettre aux entreprises membres de discuter des tendances nationales et internationales sur la thématique, de partager leurs pratiques en matière de RSE et de capitaliser sur les expériences des autres membres du club. «Nous avons besoin de locomotive, pour parler d’expérience, d’évolution», explique Qadiri.
Les engagements des membres du club portent notamment sur la vulgarisation du concept et l’encouragement des entreprises à adopter une culture managériale socialement responsable dans leur gestion quotidienne, le benchmarking sur leurs bonnes pratiques RSE et leur diffusion pour les rendre «contagieuses». Le club est présidé par Souad Doumiri, présidente de la société Tragem, pour une durée de 2 ans.

«Il faut aider les PME à se structurer»
Aziz Qadiri, président de la commission label de la CGEM

-L’Economiste: Comment résumez-vous la RSE?

- Aziz Qadiri: C’est un moyen de respecter la réglementation, les lois, l’environnement, les parties prenantes, y compris ses employés qui sont mobilisés autour d’un projet. En clair, ce que me donnent la terre et le pays, je le laisse en meilleur état pour nos enfants.

-Qu’est-ce qui freine les entreprises dans la démarche RSE?

- Les responsables se sont demandés pourquoi certains programmes -Imtiaz, Moussanada- ne rencontrent pas le public espéré alors que les budgets sont là. Est-ce les lourdeurs administratives, les banques? En fait, 90% du tissu sont des PME et souvent le patron de l’entreprise est l’homme à tout faire. Je reste persuadé qu’il faut voir du côté des entreprises, il faut les aider à se structurer. Par ailleurs, il y a quelques entreprises recalées, car parfois le comité d’attribution est, au cours de l’entretien, plus exigeant que le cabinet d’audit sur un certain nombre de points. Il ne s’agit pas d’annoncer des plans d’action mais véritablement de les réaliser. Les 12 membres du comité, parmi eux, Dounia Taarji, Mohamed Lasri, Said Mouline, Abdelmalek Kettani, Jamal Belarach, challengent les candidats. Dans d’autres cas, certaines entreprises ont davantage une démarche marketing que d’engagement sociétal.

- Les entreprises labellisées sont-elles plus attractives du point de vue RH?

- C’est ce que nous allons mesurer dans le cadre du club des labellisées. Est-ce que l’absentéisme et le turn-over diminuent? C’est certain, mais cela ne peut se mesurer qu’après un certain temps.

- Qu’apporte ce label aux entreprises?

- Tout d’abord, la démarche a des répercussions sur le business. Nous avons signé avec 3 banques qui s’engagent à accorder un traitement VIP à ces entreprises. Cela devrait accrocher. Deuxièmement, ce sont les donneurs d’ordre qui privilégient leurs clients selon les critères RSE. Plusieurs entreprises ont pu fidéliser de cette manière leur donneur d’ordre. Pour les centres d’appels par exemple, entre une entreprise qui est labellisée et une autre qui ne l’est pas, le donneur choisira la société labellisée. D’ailleurs, sur les 35 entreprises, l’activité qui a le plus de sociétés labellisées, est celle des centres d’appels.

J. K.

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