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La Turquie appelée à se débarrasser du «kémalisme« pour rejoindre l'UE

Par L'Economiste | Edition N°:1484 Le 26/03/2003 | Partager

. Selon le Parlement européen, ce système politique pourrait compromettre l'intégrité du paysUn projet de rapport du Parlement européen (PE) invite les autorités turques à procéder à des «modifications draconiennes« de la structure de l'Etat, considérant que le «kémalisme« constitue une «entrave« à l'adhésion à l'UE. Le texte a été présenté hier mardi à la Commission des Affaires étrangères du PE. Ce «projet de rapport sur la demande d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne« devrait être soumis pour adoption avant l'été prochain en séance plénière du Parlement. «La philosophie de base de l'Etat turc, à savoir le «kémalisme«, implique une peur démesurée de compromettre l'intégrité de l'Etat turc«, écrit ce rapport rédigé par l'Eurodéputé Arie Oostlander (Pays-Bas, démocrate-chrétien). Pour l'auteur, le «kémalisme« implique aussi «l'insistance sur l'homogénéité de la culture turque (nationalisme), l'étatisme, le rôle puissant des forces armées, ainsi qu'une attitude très rigide à l'égard de la religion«, autant de facteurs qui font «de cette philosophie fondamentale une entrave même à l'adhésion à l'Union européenne«. Evoquant l'organisation de l'Etat, l'auteur du rapport estime notamment que «le rôle de l'armée freine l'évolution de la Turquie vers un système démocratique pluraliste«. Pour lui, «la suppression à terme« du Conseil national de sécurité «dans le rôle et la position qui sont actuellement les siens sera nécessaire«. Le Conseil constitue l'instance capitale où les militaires turcs se prononcent sur les principaux problèmes de l'heure dans le pays. Une réforme de l'Etat implique aussi que les autorités turques se débarrassent de leur «peur démesurée du fondamentalisme et du séparatisme montants«. Le gouvernement d'Ankara est également invité à «faire preuve de plus de décontraction face à l'islam et à la religion en général«. Pour l'auteur du rapport, la «sécularisation rigide« est à l'origine de «réactions antidémocratiques telle que l'islam intolérant«. Par conséquent, «les modifications demandées sont si fondamentales qu'elles exigent l'élaboration d'une nouvelle constitution non explicitement fondée sur le kémalisme, mais sur les principes démocratiques européens, lesquels créeront notamment l'équilibre entre les droits des individus et des minorités, et les droits collectifs«. L'UE élargie à 25 doit décider à la fin de 2004, sur la base d'un rapport de la Commission européenne, d'ouvrir ou non des négociations d'adhésion avec Ankara.(AFP)

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