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La spéculation empoisonne les galeries

Par L'Economiste | Edition N°:471 Le 25/03/1999 | Partager

· Les galeries ne sont plus aussi attrayantes qu'auparavant

· La spéculation les a conduites à la désertion. Les taux de remplissage sont probants

· Seuls les magasins donnant sur la rue se vendent plus facilement et maintiennent un niveau d'activité stable


"Les galeries étaient un véritable phénomène de mode", indique M. Mohamed Ghazi, syndic du Complexe immobilier Romandie II. De 1979 au milieu des années 80, c'était l'âge d'or des galeries, surtout avec l'avènement du Centre Benomar à Casablanca (qui reste à ce jour l'un des plus fréquentés de la métropole).
"Après Benomar, Romandie II était la galerie commerciale la plus in", ajoute son syndic qui déplore aujourd'hui sa déchéance. Il explique cette situation par la construction à vau-l'eau de locaux commerciaux. A ceci s'ajoute l'intention de spéculation de la part des acquéreurs de magasins qui demandent à leur tour des prix affolants. Du coup, les magasins achetés sont restés inexploités par manque de demande.
Au départ, les locaux commerciaux permettaient de dégager des plus-values considérables. Seule la vente des magasins de la galerie permettait au promoteur de récupérer son investissement (y compris celui relatif aux locaux d'habitation).
Cette situation a attisé l'appétit des promoteurs, ce qui a abouti finalement à une offre largement supérieure à la demande. Par mimétisme et aussi par spéculation, les acheteurs se sont rués vers les locaux commerciaux. Résultat: une profusion de galeries aujourd'hui désertes, à quelques exceptions près.

Parmi les acquéreurs de magasins figurent les commerçants de Derb Omar, est-il noté. Les locaux ont été achetés d'une part dans le but de spéculer et d'autre part pour occuper les épouses ou filles des acheteurs.
Par manque d'expérience et de professionnalisme aussi, les gérantes ont préféré fermer leurs magasins au lieu de continuer à les exploiter à perte. Les locaux ont été alors mis en vente de nouveau, explique M. Abdelaziz Azadou, responsable du Centre commercial Riad à Casablanca qui enregistre un faible taux de remplissage.
Le lancement du Centre Riad avait coïncidé avec une période de crise économique. Aujourd'hui, le promoteur n'est pas prêt à refaire l'expérience.
Afin d'attirer les investisseurs potentiels, les gérants du Centre Riad ont offert leurs magasins en location, d'autant plus que l'édifice appartient entre autres à la Somaca qui leur loue le terrain et le bâtiment qui a été rénové. La proximité de Derb Omar n'a pas été un argument pour l'exploitation des magasins du Centre Riad, sauf pour le rez-de-chaussée où les boutiques sont plus fréquentées par le chaland.
Pour M. Feras Jassim, la spéculation massive dans les locaux commerciaux présente des inconvénients. Les magasins fermés nuisent aux magasins ouverts en termes d'attraction d'une part et de perte de valeur d'autre part. Du même avis, Mme Yasmina Bouzitz, porte-parole de la Galerie Galilée à Casablanca, fait remarquer que les magasins ont perdu presque 15% de leur prix d'achat. La plupart d'entre eux sont fermés depuis plus de dix ans dans cette galerie.


70% des magasins de Jassim sont exploités


Triste constat, les galeries commerciales n'ont plus d'âme. Au Romandie II, sur une cinquantaine de magasins, seulement une quinzaine sont ouverts et font office de "galerie". Dans le centre commercial Riad, moins de 25% des magasins sont réellement exploités. Seuls les plateaux pour bureaux y ont été entièrement loués. A peine une dizaine de magasins sont ouverts dans la Galerie Galilée qui en compte une quarantaine. Le Centre commercial Jassim, quant à lui, atteint un taux de remplissage de près de 70%.

Radia Lahlou & Hicham RAïQ

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