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La société de l'information difficile à digérer

Par L'Economiste | Edition N°:501 Le 06/05/1999 | Partager

· Les pouvoirs publics dépassés par la rapidité des nouvelles technologies

NI salé, ni poivré, le plat de la société de l'information est purement américain et a pris quelques saveurs en passant par l'Europe. Allons-nous goûter à ce plat où nous nous contenterons de notre tajine? C'est avec cette anecdote que Mme Bouchra Boulouiz, conseiller en communication, a présenté les débats de la 3ème édition du Forcom de la Communication à Rabat.
La première partie a été réservée à la définition des acteurs de la société de l'information.
Institutionnels et acteurs économiques reconnaissent que les pouvoirs publics sont dépassés par la rapidité des nouvelles technologies. A ce titre, M. Essaïd Bellal, directeur général du Cabinet Diorh a donné un exemple vécu pour appuyer cet état de fait. "En rentrant au Maroc, on m'a confisqué une disquette pour prendre connaissance de son contenu. C'est un document de communication que j'ai pu me procurer grâce à Internet. La disquette est depuis dix ans dans les tiroirs de la Douane". Cette situation n'est pas contestée par M. Laarbi Messari, ministre de la Communication: "pour lire une encyclopédie, la Douane a besoin de 20 ans".

Favoriser le terrain aux entreprises marocaines


Mais le gouvernement dispose d'un programme d'action en la matière. Il faut un temps administratif pour mettre en oeuvre de nouvelles dispositions, note M. Messari. Rappelons que les lois datent pour la plupart du temps du Protectorat.
Le ministre de la Communication indique que l'équipe gouvernementale opère en termes de priorités. Il donne l'exemple du chômage, mais ne conteste pas l'impact positif des nouvelles technologies sur la création d'emplois. Les propos de M. Messari sont largement partagés par M. Larbi Ajjoul, secrétaire d'Etat chargé de la Poste et des Technologies de l'Information. Ce dernier met en avant les difficultés de mise en oeuvre et de gestion de cette nouvelle société d'information sur le plan administratif. A ce titre, M. Ajjoul ne voit pas d'inconvénient à ce que les administrations donnent l'exemple en supprimant tout imprimé pour favoriser l'explosion de cette nouvelle société".
Ce qui retient l'attention des participants, c'est l'aspect de la souveraineté nationale face à la prolifération de ces nouvelles technologies.

Dans le même ordre d'idées, M. Gabriel Bonon, président du Fonds de Développement Méditerranéen pour le Maroc donne l'exemple des télécommunications en Palestine. L'ex-conseiller de M. Yasser Arafat a spécifié que la Palestine a opté pour la séparation des réseaux téléphoniques d'Israël en favorisant la création d'une société privée de gestion sans passer par une administration nationale. L'objectif est de marquer la maîtrise sur les télécoms.
Parallèlement à ce volet, les débats ont porté sur la relation communication financière-nouvelles technologies. De l'avis de M. Bonon, les responsables du fonds d'investissement sont tous convaincus de l'importance de ces nouvelles technologies pour jouer le rôle de levier économique pour les pays émergents, à condition que les gouvernements proposent des mesures attractives pour les investisseurs.
Un avis partagé par M. Hjiej, président de la Fédération des secteurs Electriques et des Technologies de l'Information à la CGEM, qui déplore le retard pris en matière d'équipements informatiques et des nouvelles technologies dans les établissements et les entreprises.
Pour ce faire, il recommande au gouvernement de considérer les nouvelles technologies comme une affaire de marché. C'est selon lui le seul garant pour permettre l'éclosion d'une société de l'information.

Mohamed DOUYEB

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