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    Economie

    La relance du ciment enclenchée

    Par L'Economiste | Edition N°:3512 Le 20/04/2011 | Partager
    11,46% de croissance au premier trimestre
    80% absorbés par le logement social
    4 à 5% de croissance prévisionnelle pour 2011

    La reprise est de retour chez les cimentiers. A fin mars, les ventes de ciment ont atteint des pics. Ils clôturent sur une croissance de 11,46%, par rapport à la même période en 2010. Le secteur a pu écouler un peu plus de 3,7 millions de tonnes de ciment au premier trimestre 2011, dont plus de 1,4 million en mars. Après une quasi-stagnation en 2010 (+0,38%), la croissance est au rendez-vous. La plus forte hausse a été enregistrée en janvier (+ 17%). Depuis 2006, le secteur connaît toujours un pic en début d’année. «Janvier a été un bon mois à cause du glissement de l’Aïd El Kébir vers le 3e trimestre de l’année. Mais, nous ne pouvons avoir une totale visibilité que vers le mois de juin», explique l’Association professionnelle des cimentiers (APC). La nouveauté est que la performance continue à s’installer sur le reste du trimestre. Les cimentiers prévoient une croissance annuelle de l’ordre de 4 à 5% pour 2011. A lui seul, l’immobilier représente 75 à 80% de la consommation de ciment. Le reste (20 à 25%) va à l’investissement public dans les infrastructures. Ainsi, la reprise des ventes de ciment est à mettre à l’actif de la relance de l’habitat social et des habitations auto-construites. Les grands chantiers et le BTP participent à cette croissance. Autoroutes, ponts, stations balnéaires, ports… le Maroc est un chantier à ciel ouvert qui consommera de plus en plus de ciment.
    Sans grande surprise, Casablanca est la plus grande consommatrice de ciment (15%), juste devant Sous-massa-Daraâ, Marrakech et Tanger (10% chacune). Pratiquement, toutes les régions connaissent une croissance de la consommation, sauf Marrakech où l’indicateur est en recul de près de 11%. Pour cause, la crise immobilière que connaît la ville ocre. Toutefois, d’autres régions présentent des progressions spectaculaires (Tadla Azilal: +67%, Fès-Boulemane: + 54%).
    Pourtant, le secteur souffre de ses ambitions. «Aujourd’hui, la surcapacité est une réalité inhérente au secteur», regrette l’APC. Les onze cimenteries des quatre groupes membres de l’association affichent une capacité de production de 18,2 millions de tonnes par an. Cette surcapacité a été accentuée par le doublement de capacité de l’unité de production de Holcim Maroc Fès, de 600.000 tonnes à 1,2 million, et l’entrée en production de l’unité Aït Baha du groupe Ciments du Maroc, dans la région d’Agadir. En prenant en considération les cimentiers non membres de l’APC, la capacité de production du secteur serait de 19,5 millions de tonnes.
    Au moment où l’association table sur une production de 15 millions de tonnes en 2011, la filière accuse une surcapacité de 4,5 millions de tonnes. Pour l’APC, cet excédent ne peut être dirigé vers l’export du fait de la mauvaise conjoncture internationale. Ce choix est aussi dû au manque de compétitivité à l’international du prix du ciment marocain.

    Ilham BOUMNADE

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