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    Economie

    La recherche-développement accuse un important retard

    Par L'Economiste | Edition N°:269 Le 27/02/1997 | Partager

    Il ne suffit pas d'effectuer des recherches, il faut bien définir les objectifs. La recherche-développement reste marginalisée. Pourtant, c'est l'une des clés de la compétitivité.


    «Il faut être acteur et non téléspectateur», déclarent d'emblée les intervenants de l'atelier «Les ruptures technologiques» qui s'est tenu lors du séminaire organisé le 22 février par le Club Convergences 21 sous le thème «Vers la société du XXIème siècle: Evolutions, mutations et réformes». La transition vers le prochain siècle dans le domaine de la technologie passe par une volonté politique soutenue par des investissements nationaux et internationaux, une technologie complexe et surtout une information du public. Objectif: devenir un pays de production et non seulement de consommation.
    M. Driss Benhima, directeur général de l'ONE, estime que le problème ne se situe pas au niveau des ressources humaines, mais plutôt au niveau de la détermination des objectifs. Selon lui, «les questions sont mal posées».

    M. Mouslim Kabbaj, directeur du Centre Royal de Télédétection Spatiale, souligne pour sa part que les concepts de village global et de nouvel ordre mondial deviennent les mots-clefs des réalités et des discours politiques, économiques et sociaux. Il ajoute que le marché de l'ensemble des biens propres aux technologies de l'information a été évalué à 670 milliards de Dollars 1996, dépassant ainsi l'ensemble des exportations mondiales de produits agricoles.
    L'accord qui vient d'être signé à Genève par 69 pays sur la libéralisation du secteur des télécommunications les engagent à ouvrir progressivement leurs marchés, mais tout en respectant les règles de l'OMC. M. Mouslim indique que cet accord conforte les choix politiques et technologiques en matière spatiale vers les champs économiques et les enjeux commerciaux au détriment des considérations de prestige ou scientifiques.

    Inconfort scientifique


    L'industrie spatiale prévoit un volume de ventes (lanceurs et satellites) de 50 milliards de Dollars au cours des dix prochaines années. Pour les sociétés à valeur ajoutée, le volume dépasse les 450 milliards de Dollars dans des domaines comme les télécommunications et l'observation de la Terre.
    Toujours selon le directeur du Centre Royal de Télédétection Spatiale, le Maroc accuse du retard au niveau des biens d'équipement. En effet, les exportations marocaines se limitent à 2,7%, contre 7,3% pour l'Indonésie et 49% pour la Malaisie. Le niveau des importations marocaines dans ce domaine se situent bien au-dessous de ceux indonésien et malaisien, soit respectivement 17,6 contre 32,5 et 50%. Les dépenses en recherche et développement souffrent du même problème. Ces dernières ne dépassent pas 0,3% du CA des entreprises, tandis qu'elles sont de 0,6% en Pologne et 1,1% au Brésil. En Argentine, elles sont de 3%.
    M. Ahmed Hakimi, directeur du Laboratoire Public d'Essais et d'Etudes, estime pour sa part que la maîtrise de la transition technologique permet de transformer la rupture en une évolution facilitant la mutation et le fonctionnement des réformes. Il souligne l'invasion des techniques de l'information aussi bien au niveau des usines que des chantiers et laboratoires. Selon lui, l'ingénierie nationale souffre d'un «inconfort» scientifique. Ceci est d'autant plus vrai que les technologies sont très variées et la réglementation très diversifiée. De plus, l'ingénierie nationale est obligée de s'intéresser à des prestations globales.
    En vue de réussir la transition vers le prochain siècle, il propose l'approche qualité, la recherche, la formation et le respect de l'environnement.

    Rafik IKRAM

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