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La réceptionniste était un robot…

Par L'Economiste | Edition N°:2376 Le 05/10/2006 | Partager

. Grand-messe des inventions de l’avenir à New York. Robots criants de vérité, nourriture affective, cuisine électronique… . Dans une vie urgente, l’équipement devient intelligentPAS le temps de préparer à manger? Un océan entre soi et son conjoint? Le salon NextFest de New York a toutes les solutions, ou presque, pour faciliter la vie des humains dans le monde moderne. Dans le grand hall installé jusqu’au 1er octobre, 160 «inventions de l’avenir» fruit des travaux d’entreprises et universités du monde entier réunies par le magazine des nouvelles technologies Wired, parlent d’un monde à la fois plus performant et plus incertain, des problèmes climatiques aux questions de sécurité. Robots, capteurs, toutes les technologies sont convoquées. «Nous ne sommes qu’au début d’une révolution numérique, et nous en avons ici un aperçu», estime Chris Anderson, le rédacteur en chef de Wired. La révolution commence avec la cuisine, qui, telle que vue par GE, est un mélange de fours, plaques de cuisson et écrans plats, bourrés de capteurs et composants électroniques. La cuisine intelligente, qui par exemple limite l’usage de détergents ou programme seule le four selon le plat, peut même être appelée au téléphone par son propriétaire, à qui elle dresse la liste de ce qui reste dans le réfrigérateur et suggère des menus. Mais l’estomac n’est pas tout: rayon nourritures affectives, le «hug t-shirt» permet de serrer dans ses bras le conjoint ou l’ami pourtant à l’autre bout de la planète. Le procédé, inventé par les deux jeunes patrons de CuteCircuit: un tee-shirt avec des capteurs posés au niveau de la taille et des épaules. L’initiateur presse son t-shirt. Les capteurs programment pression et température, et envoient le message via le téléphone portable. Quelques secondes après, l’être aimé reçoit un appel, et un câlin. Le monde contemporain est de fait celui du voyage. La société américaine Symbol Technologies a inventé une carte d’embarquement présumée 100% sûreté et coupe-files d’attente, capable de garantir l’identité du voyageur grâce à un procédé de reconnaissance faciale, imprimée à l’enregistrement et vérifiée à la porte de l’avion. L’entreprise commence juste à approcher les aéroports. Toujours dans un souci sécuritaire, le procédé «PayByTouch» permet de payer avec une empreinte digitale. En 2005, les Etats-Unis ont enregistré 53 milliards de dollars de pertes du fait des détournements de cartes bancaires, qui dans ce pays n’ont besoin que d’une signature pour voir la facture approuvée, rappelle l’entreprise. Autre peur: le changement climatique. «L’enjeu de l’écologie semble être devenu cette année une question grand public», constate le directeur de NextFest, Victor Friedberg, dont le salon présente des maisons préfabriquées en matériaux recyclables. A noter la forte présence d’objets très simples dont le but consiste à faire prendre conscience au consommateur de la quantité d’énergie qu’il dépense: rallonge qui s’allume plus ou moins selon le volume d’électricité utilisé, «Lampe Fleur» dont les pétales restent fermées ou «Radio Erratique» qui s’éteint tant que la consommation de la maisonnée reste élevée. . Humain stresséMais pour se reposer de cet univers de tension et d’urgence, l’homme peut compter sur les nouveaux jeux. Ou presque car certains peuvent se révéler difficiles à affronter. Ainsi «Brainball», qui oppose deux joueurs au front barré d’un bandeau capable de capter leur niveau de tension et d’en transmettre l’information à un ordinateur. Celui qui gagne est celui qui est le moins stressé. Faute de relever le défi, l’humain stressé pourra cependant se tourner vers des inventions plus modestes mais sans doute aussi prometteuses: ainsi ce sac à main inventé par une étudiante de la Brunel University de Londres, dont la doublure s’éclaire et permet enfin de trouver ses clés rapidement. La convention NextFest des technologies nouvelles voit le retour en force d’une utopie ancienne, le robot, désormais source de distraction et compagnon de soirée. «Oubliez leur contribution à l’exploration de l’espace ou aux tâches dangereuses. La prochaine génération de robots est ici pour nous aider à trouver quoi faire le samedi soir», clame le programme de la convention, qui expose une douzaine de robots, du Japon, des Etats-Unis, de Corée du sud ou de Grande-Bretagne. Il y a le robot-DJ, bras articulé qui peut mixer des vinyles jusqu’à l’aube sans se fatiguer. Il y a l’orchestre créé par deux anciennes du Massachusetts Institute of Technology, mêlant hommes et robots: robot à cordes, robot à cuivre, robot xylophone. «Les gens n’arrivaient pas à interpréter ma musique», explique Christine Southworth. «Je ne voulais pas de son électronique, mais de vrais instruments. Les robots peuvent jouer très rapidement».Pour Chris Anderson, du magazine Wired organisateur du salon, les robots ont toujours été populaires. «Mais le problème est qu’ils ne fonctionnaient pas, sauf dans les films», dit-il, relevant que cela change. «Actroid DER», robot sous les traits d’une jeune japonaise, est stupéfiante de vérité avec sa peau en silicone. Avec son discours programmé, elle est louée aux entreprises japonaises comme réceptionniste ou pour des présentations. De passage au salon, le célèbre designer français Philippe Starck, qui se dit «intéressé par les avatars» de la création humaine, ne cesse de s’extasier devant le réalisme de la créature. Pour autant, nombre de robots ne semblent pas prêts encore à remplacer l’homme. Ainsi les femmes-robots valseuses en robe de bal de Yasuhisa Hirata n’ont jamais été testées en night-club, s’amuse-t-il: il s’agit plutôt d’un prototype en vue de créer des déambulateurs intelligents pour personnes âgées. Les résultats sont en revanche plus concluants côté animaux. Paro est un bébé phoque qui plisse ses yeux de bonheur quand on le caresse. Ses bienfaits médicaux sont étudiés au Japon dans des hôpitaux, où les vrais animaux ne sont pas admis. Paro est aussi un animal de compagnie. Mais contrairement au Tamagochi, qui dépérissait si on l’abandonnait, ses propriétaires n’hésitent pas à le débrancher dans la journée, selon son créateur Takanori Shibata.Synthèse L’Economiste

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