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Economie Internationale

La psychose du nuage toxique à Téhéran se dissipe

Par L'Economiste | Edition N°:672 Le 31/12/1999 | Partager

· La semaine dernière, malades, personnes âgées et enfants ont été exhortés par les autorités de rester chez eux

· Chaque habitant de cette ville inhale un demi-gramme de plomb par jour produit par la combustion de 7 millions de litres d'essence


Les habitants de la capitale iranienne Téhéran poussent un "ouf" de soulagement. L'épais nuage de pollution toxique qui a couvert leur ville depuis une semaine a commencé à se dissiper progressivement. Les services météorologiques ont prévu l'arrivée de nuages, de vents et de pluies dans les prochains jours. La semaine dernière, les taux de monoxyde de carbone et de plomb dans l'air ont atteint des seuils dramatiques. Les quartiers du Centre étaient sombres et beaucoup de passants portaient un mouchoir ou un masque sur le visage. Pour limiter les dégâts, les autorités ont lancé plusieurs appels à la population leur demandant de prendre les précautions nécessaires pour faire face à la situation. Ainsi, le Ministère de la Santé avait conseillé aux personnes souffrant de troubles cardiaques et respiratoires d'éviter de sortir dans la rue.
Qualifiant l'air de "particulièrement nocif", ce département a également interdit les activités sportives dans les écoles. Par ailleurs, les autorités municipales de cette ville avaient mis en garde contre la pollution persistante et ont demandé aux personnes âgées, aux malades et aux enfants de rester chez eux.

Interrogée jeudi sur la radio, la population téhéranaise estimait qu'il faut faire quelque chose pour éviter une mort lente. En effet, le nombre de personnes souffrant de maladies diverses provoquées par la pollution n'a pas cessé d'augmenter, essentiellement dans les quartiers du Centre.
Téhéran est une mégapole de dix millions d'habitants située au pied d'une chaîne de montagne qui limite fortement la circulation de l'air. Elle est considérée comme l'une des villes les plus polluées du monde, avec Mexico, Bangkok et Jakarta. Plus de 70% de la pollution provient du trafic automobile, notamment les camions et les autobus du réseau des transports urbains dépendant de la Municipalité. Selon les chiffres officiels des services de surveillance de la qualité de l'air de la ville, chaque habitant inhale en moyenne un demi-gramme de plomb par jour produit par la combustion de plus de 7 millions de litres d'essence. L'absorption de ce métal par le sang affaiblit l'activité du cerveau et le système nerveux et provoque des maux respiratoires graves.

Abdelaziz MEFTAH (AFP)

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