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La Peugeot 605 achève sa carrière

Par L'Economiste | Edition N°:507 Le 14/05/1999 | Partager

La production de la Peugeot 605, l'imposante berline, qui fut l'un des fleurons de l'usine de Sochaux, vient de cesser officiellement, après dix années d'une carrière controversée.
Cinq bouquets de roses accompagnent sur la chaîne de montage numéro 4 les derniers exemplaires bleu marine de la 605. Née en octobre 1989, ce modèle haut de gamme, commercialisé entre 135.000 et 260.000 Francs, n'aura pas tenu toutes ses promesses. En cause, des défaillances techniques à répétition sur les circuits électriques et les composants électroniques embarqués. De plus de 80.000 véhicules en 1990, la production n'a cessé de chuter pour atteindre moins de 9.000 unités en 1998. Au total, seuls 255.000 exemplaires ont été vendus depuis sa création.
Quelques mois après les premières ventes, l'ex-PDG Jacques Calvet avait dû rappeler tous les véhicules pour vices techniques. Corrigée, la 605 avait même bénéficié en 1993 d'un «restylage» avec l'introduction de nouveaux moteurs.
Mais rien n'a pu chasser sa «mauvaise réputation» sur le marché du haut de gamme très concurrentiel, regrette-t-on à la Direction du site qui emploie actuellement 18.000 salariés et produit 1.200 unités par jour.

«Pourtant, cette berline était vraiment confortable et agréable à conduire», remarque avec nostalgie Didier Aleton, responsable du montage, en désignant les dernières 605, équipées de sièges en cuir et d'un moteur V6. Signe de malchance, l'apparition de la berline a aussi coïncidé avec la plus grande grève de l'histoire du site. Les 6.000 grévistes se souviennent davantage de ces sept semaines de lutte pour leurs salaires que de la naissance du modèle de luxe.
Pour les anciens, l'aventure de la berline sochalienne restera «un gros gâchis». Déjà secrétaire générale de la CGT à l'époque, Loris Dall'o reporte son échec sur la direction: «La grève de 1989 n'y est pour rien. C'est Peugeot qui a loupé le virage».
«Cette voiture avait de l'avenir, mais les conditions de fabrication, soumise à des cadences infernales, étaient déplorables. Les moyens humains n'étaient pas à la hauteur», se souvient-il.
A la chaîne de montage numéro 4, sur le capot des véhicules, un ouvrier a inscrit fièrement au feutre jaune: «Dernières 605. Zéro défaut!». «Nous espérons que le prochain modèle durera plus longtemps», confie un de ses collègues.

(AFP)

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