×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

La pêche sous la loupe de la FAO

Par L'Economiste | Edition N°:509 Le 18/05/1999 | Partager

· L'accès aux ressources et leur utilisation sont les principaux sujets de controverse

· La politique d'aménagement des pêches nécessite 20 à 40 ans d'ajustements continus


"La limitation de l'expansion des exportations des produits de la mer au Maroc et en Tunisie est probablement due au manque d'avantages comparatifs avec d'autres producteurs en Europe et ailleurs". Le dernier rapport de la FAO intitulé "La situation mondiale des pêches et de l'aquaculture en 1998" fournit des indications fort précieuses sur le secteur halieutique mondial. Initié en 1995 par le Département des Pêches de la FAO, ce rapport, réalisé tous les deux ans, tente de dresser un schéma général des pêches et de l'aquaculture mondiales. Selon Mme Morita Hayachi, sous-directeur général de ce Département, "cette approche permet d'inscrire le secteur dans une perspective à long terme, en examinant les tendances de 1950 à ce jour, tout en anticipant ses orientations jusqu'en 2010". Et c'est justement au niveau de l'articulation du commerce mondial des produits de la mer que les observations émises par la FAO sont fort importantes.
Outre la production halieutique mondiale, le rapport de l'Organisation traite dans sa deuxième partie des problèmes des pêcheurs et acquaculteurs. "L'accès aux ressources et leur utilisation sont les principaux sujets de controverse", est-il souligné. Car, de nombreux segments de la société civile souhaitent qu'il y ait plus de ressources naturelles "non perturbées", non destinées à la consommation mais aux loisirs.

Autre problème mis en relief par le document, la gouvernance des pêches au niveau national. "Les pays dans lesquels les pêches sont actuellement bien gérées le doivent en général à 20 ou même à 40 années d'efforts et d'ajustements continus, comme c'est le cas de la Nouvelle Zélande", est-il précisé.
Néanmoins, si les problèmes du secteur halieutique sont complexes, la FAO préconise des solutions basées sur l'expérience de plusieurs pays. Sur le registre de l'aménagement des pêches par exemple, le rapport recommande de limiter le nombre d'unités de pêche tout en leur attribuant un contingent (une part des captures totales). "L'un des avantages de ce système est d'inciter les propriétaires à réduire d'eux-mêmes la capacité excédentaire, puisqu'ils ne cherchent plus à accroître les captures mais à réduire les coûts pour améliorer leurs revenus". Reste que les pêcheries ne se prêtent pas toutes à l'aménagement par contingents. Du coup, l'alternative la plus fréquente est de limiter le nombre de permis, notamment lorsqu'il s'agit de contrôler le nombre et la puissance des unités de pêche, est-il indiqué. Ce système, ajoute le rapport, permet d'acheter ou de restituer des droits (dans le cadre d'un dispositif de rachat) pour réduire la capacité de pêche.

Hassan BOUCHACHIA

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc