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La location des magasins est la première source de conflits

Par L'Economiste | Edition N°:471 Le 25/03/1999 | Partager

· Des promoteurs «piégés» par le système de location accumulent aujourd'hui plusieurs mois, voire années de retard de loyer

· Pour des galeries plus récentes, les prix des magasins démarrent entre 250.000 et 300.000 DH

· Pour les mêmes magasins, des spéculateurs demandent plus de 400.000 DH


Le Romandie II, complexe immobilier s'étalant sur 3 hectares, a été construit il y a quinze ans par des promoteurs koweitiens. Les magasins ont été offerts en location avec des "pas-de-porte" fixés entre 50.000 et 100.000 DH. Les loyers varient entre 1.000 et 1.500 DH le mois, indique M. Mohamed Ghazi, syndic du complexe.
Aujourd'hui, la plupart des locataires désirent vendre leurs magasins, très peu ensoleillés. Mais en réalité ces boutiques ne peuvent pas être vendues, puisque leurs détenteurs ne sont pas propriétaires. Cette situation inextricable crée un litige entre les locataires et le promoteur koweitien, seul propriétaire. L'affaire a été portée en justice.
Une procédure judiciaire a été intentée par les locataires marocains réclamant le rachat des locaux. Pour eux, la loi interdit les contrats de bail avec "pas-de-porte". C'est une pratique certes illégale, mais ils y ont tous participé au départ. Depuis dix ans, les locataires refusent de payer leur loyer et, de surcroît, certains ont même mis les magasins en vente, pensant que la situation allait se dégorger.

No parking, no business


Pour leur part, les Koweitiens réclament leur dû. Le cas échéant, ils proposent aux locataires marocains de compléter le paiement du prix du magasin compte tenu des pas-de-porte et des loyers déjà versés.
Le prix du m2 au centre commercial Romandie II, tel que l'indique M. Ghazi, se situe entre 7.000 et 8.000 DH. Mais comme les locataires se proclamant "propriétaires", ils y ont effectué quelques transformations et les prix ont grimpé. Ils ont atteint des niveaux exorbitants. Un petit magasin peut valoir jusqu'à 400.000 DH. Presque tous les magasins affichent "à vendre" sur leurs devantures, alors qu'ils ne sont pas encore propriété de leurs gérants.
Par ailleurs, au Centre commercial Riad où les magasins sont également en location, la situation n'est pas meilleure. Ce centre s'étale sur 15.000 m2 couverts avec 90 magasins et des plateaux de bureaux. Selon le responsable du centre, "les pas-de-porte ont été fixés au départ à 7.000 DH avec des loyers de 600 à 1.000 DH". Aujourd'hui, des locataires n'exploitent plus leurs magasins et ne payent plus de loyer.
Pour le reste des galeries, les promoteurs préfèrent la vente à la location. Dans le cas de la Galerie Galilée, située au Quartier Gauthier à Casablanca, tous les magasins ont été vendus à des prix jugés aujourd'hui trop élevés par rapport à leur valeur réelle. Cela s'explique par une "publicité mensongère" faite par le propriétaire, affirment des commerçants sur place. Les magasins en devanture ont été vendus à près de 500.000DH. A l'intérieur de la galerie, les prix varient entre 250.000 et 300.000DH. Le Centre commercial Jassim, quant à lui, propose différentes superficies pour les magasins dont le nombre est de 170 (entre le rez-de-chaussée et les deux étages). Les superficies varient entre 10 et 500 m2. Les prix démarrent à 300.000 DH. "Les propriétaires des magasins disposent d'un parking d'une centaine de places", assure M. Feras Jassim.
Mais les clients n'en disposent pas. Cela renvoie à la célèbre devise marketing, "No parking, no business". C'est ce qui a causé en partie la désertion des galeries...


La surveillance et l'entretien font partie des prérogatives des syndics



L'entretien et la sécurité sont les deux préoccupations majeures des gérants. La surveillance doit être de permanence de jour comme de nuit, indique M. Feras Jassim de la Perle Jassim. Ce promoteur emploie d'ailleurs une douzaine de personnes chargées d'assurer la sécurité dans la galerie. Il sous-traite toutefois le nettoyage et l'entretien auprès d'une société à Casablanca.
Pour sa part, M. Joseph Dayan du Centre 2000 emploie 5 personnes pour assurer l'entretien et la sécurité. "Deux ouvriers passent toute la journée à balayer", précise-t-il. Le troisième ouvrier s'occupe des travaux de jardinage. Les deux autres sont des gardiens. Le coût est entièrement pris en charge par la Direction du Centre 2000, sans aucune participation de la part des commerçants, est-il noté. "Nous supportons mensuellement cinq salaires pour assurer l'entretien et la surveillance", fait remarquer M. Dayan. Les locataires des magasins refusent de contribuer même pour des sommes modiques. Le Complexe commercial Romandie II, quant à lui, nécessite un effectif plus important (44 personnes). Car il s'agit de s'occuper également de l'entretien et de la surveillance des locaux d'habitation. Au total, le Complexe comprend 500 appartements, 20 ascenseurs et une cinquantaine de magasins.
Pour le Twin Center, les gardiens de nuit sont accompagnés de chiens policiers et munis de torches électriques afin d'effectuer leurs rondes de nuit. Deux équipes sont nécessaires pour se relayer.

Radia LAHLOU & Hicham RAÏQ

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