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La guerre en Irak, version SMS

Par L'Economiste | Edition N°:1484 Le 26/03/2003 | Partager

. Les minimessages envahissent les téléphones portables . De la blague la plus absurde aux appels sincères à la mobilisation, un nouveau média se développe Les minimessages (ou SMS) sur l'Irak envahissent les téléphones portables en Egypte, et les auteurs de ces messages occupent tout le registre, de la blague de plus ou moins bon goût aux appels émus et sincères à la mobilisation. «As-tu reçu la dernière sur Saddam?», «Je dois t'envoyer celle sur Bush»: dès qu'ils se rencontrent, les Egyptiens commentent leurs derniers échanges par minimessages en arabe ou en anglais. «Branche-toi vite sur (la chaîne américaine satellitaire) CNN, Saddam accepte de quitter l'Irak... à condition de s'installer à la Maison-Blanche», disait un message lancé avant le début de la guerre. Dans une blague accompagnée d'une photo, un sosie du dirigeant irakien lance à ses cousins égyptiens: «Prière de me trouver un job en cas de chute de Saddam». De Ramallah, en Cisjordanie, le Président palestinien Yasser Arafat, assiégé par les Israéliens dans son QG à moitié détruit, donne des conseils à Saddam Hussein pour un éventuel exil: «Crois-moi, n'accepte pas moins de deux chambres avec salle de bains». Ces messages passent d'un téléphone à l'autre, dans une chaîne sans fin, et ne portent que l'identité du dernier relais. Depuis le début des frappes, jeudi, de nombreux messages sont empreints de colère. «Welch, nous ne te voulons pas en Egypte», dit l'un d'eux, suivi d'une insulte à l'adresse de l'ambassadeur américain au Caire, David Welch. Des appels à manifester ou à prier pour le peuple irakien fusent, souhaitant la déroute des Américains et des Britanniques, ou appelant les Egyptiennes à s'habiller en noir. «Je ne vous demande ni pain ni armes, mais de pleurer à chaudes larmes, car je brûle. Signé: Bagdad», dit un message après les intenses bombardements de la capitale irakienne samedi. Au Maroc, un SMS appelant au boycott des produits américains circule. Par ailleurs, la guerre a nourri plusieurs actes de solidarité. A Gaza, tous les drapeaux irakiens ont été vendus. «Des drapeaux irakiens? J'ai tout vendu, revenez demain», s'excuse le propriétaire du «PLO Flag shop», le plus célèbre magasin de souvenirs de la ville de Gaza, où la demande en emblèmes de l'Irak a explosé depuis le début de l'offensive américaine contre ce pays.Dans les rues de la ville, nombreux sont les taxis et les voitures particulières à arborer des drapeaux irakiens sur leur toit ou leur coffre, quand les portraits format A3 du président irakien Saddam Hussein ne s'étalent pas sur la lunette arrière en guise de pare-soleil. «Nous avons les mêmes problèmes que les Irakiens. En achetant ces drapeaux, je fais preuve de solidarité avec eux», explique un tout jeune homme. Synthèse L'Economiste

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