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La guerre des subventions continue entre Boeing et Airbus

Par L'Economiste | Edition N°:1846 Le 03/09/2004 | Partager

. Le constructeur américain préconise, en cas de conflit, l’intervention des gouvernements Le constructeur aéronautique américain Boeing veut s’assurer qu’Airbus ne touchera pas de nouvelles subventions, sans avoir à porter l’affaire devant l’Organisation mondiale du commerce, comme a menacé de le faire George Bush. A quelques jours d’une nouvelle séance de discussions, entre le gouvernement américain et la Commission européenne sur l’accord euro-américain de 1992, Boeing insiste sur l’arrêt définitif de l’octroi d’argent public au dernier né de la gamme Airbus, l’A380. “Le niveau des aides a atteint approximativement les 35 milliards de dollars, c’est assez”, a lancé Greg Dole, responsable de la politique commerciale de l’aviation privée chez Boeing. “Trop c’est trop”, a-t-il déclaré, en soulignant que le groupe base ses estimations sur des documents officiels examinés en Europe.Rappelant que l’accord prévoit une réduction progressive du niveau d’aide, mais qu’Airbus a bénéficié jusqu’à présent de la totalité des 33% inscrits dans ce texte, Dole a estimé “que l’esprit de l’accord n’a pas été respecté”.Toutefois Boeing ne préconise pas, comme l’a laissé entendre le président américain Bush, d’ouvrir un nouveau conflit commercial devant l’OMC avec l’Europe sur ces aides “injustes”. Son PDG Harry Stonecipher, tout en laissant entendre qu’il fallait s’attendre à des actions sur ce dossier prochainement, a toujours refusé de se prononcer directement pour une plainte devant l’OMC pour distorsion de concurrence. Selon des responsables du constructeur interrogés, Boeing préférerait voir le problème résolu dans un cadre autre que celui de l’OMC, plutôt que dans des négociations entre gouvernements. “En 2003, Airbus et ses maisons mères et BAE ont vendu davantage d’avions commerciaux que Boeing et ont connu un léger avantage dans les ventes militaires”, affirme Dole. “Une entreprise qui a tant de succès n’a pas besoin d’aide gouvernementale”, se plaît à affirmer Stonecipher.Côté gouvernement, les services du représentant américain pour le commerce, Robert Zoellick, répètent qu’ils ne réclameront pas le remboursement des aides perçues par Airbus jusqu’ici mais qu’il faudrait, en revanche, en rester là. (AFP)

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