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La généralisation se heurte à l’abandon scolaire

Par L'Economiste | Edition N°:2308 Le 29/06/2006 | Partager

. Manque d’infrastructures et enseignants démotivés. D’ici trois ans, on table sur 2% dans le primaire et 6% dans les collèges et lycées L’abandon scolaire est la plaie du système éducatif et contribue à accroître le sentiment de gaspillage collé à juste titre à l’Education nationale. Sa baisse conditionne la réussite de la généralisation de l’enseignement. Sur les cinq dernières années, le taux de déperdition pour l’ensemble des cycles ne s’est pas amélioré. Ce qui fait dire à la Cosef «qu’il va être difficile de concilier entre l’impératif de généralisation et d’expansion quantitative et l’amélioration de la qualité».Le taux d’abandon dans le primaire est de 6%, 13% au premier cycle et de 12% dans le secondaire qualifiant. Face à ce sombre tableau, l’Education nationale se fixe l’échéance 2009-2010 pour revenir à des taux «plus présentables»: 2% dans le primaire et 6% dans les collèges et lycées. L’opération devrait se dérouler de manière progressive. Pour cela, des mesures d’accompagnement seront mises en place telles que le soutien et l’appui aux élèves en difficulté. Mais pour «combattre» le phénomène de l’abandon scolaire, il faut identifier et agir sur les véritables causes. Un exercice auquel se sont attaqués les auteurs du Rapport du cinquantenaire. Parmi les grands facteurs à l’origine de la «déscolarisation» figure le manque d’infrastructures et d’équipements de base. «Tout le monde sait que l’absence de latrines favorise le désintérêt envers l’école et son abandon en particulier par les filles», lit-on dans le document. Le manque d’infirmerie favorise aussi les absences répétées en cas d’accident ou de malaise. Autre élément cité: le comportement et les attitudes des enseignants. Les auteurs du rapport reconnaissent la difficulté à appréhender statistiquement l’abandon causé par le comportement de l’enseignant. Ils se basent sur les résultats d’entretiens réalisés avec des parents. Ces derniers «se sont plaints du mauvais comportement des enseignants qu’ils trouvent non consciencieux et incapables de s’intégrer et de vivre en communauté». C’est connu, les enseignants affectés dans les régions éloignées sont surtout concentrés sur «leur mutation». Ils sont le plus souvent démotivés et ce sont les élèves qui en paient le prix. L’absentéisme des enseignants est une critique récurrente. Il se solde le plus souvent par des difficultés pour les élèves à suivre les cours et à être au niveau des autres enfants. Ce qui «provoque chez eux une sorte de frustration et les pousse à s’absenter avant d’abandonner». La pauvreté est également citée. Cet élément est à nuancer puisque certaines familles rurales même très pauvres scolarisent leurs enfants. «Mais il suffit que l’école faille à ses engagements pour les déscolariser tous sans hésitation», note le document. De manière générale, le rapport souligne la nécessité d’effectuer un travail de proximité, de suivi et d’introspection sociale pour une meilleure compréhension du phénomène de l’abandon. «A la limite, on peut dire qu’il y a autant de causes à l’abandon scolaire que de cas d’abandon». Par ailleurs, le MEN compte également poursuivre la politique de baisse du taux d’échec. Ce dernier est de 13% dans le primaire, 17% au niveau du premier cycle et de 18% dans les lycées. L’objectif est de le ramener à 5% dans le primaire en 2009-2010, 10% au secondaire collégial et 12% au secondaire qualifiant. Ce qui suppose une amélioration de la qualité de l’éducation et l’organisation de cours de soutien au profit des élèves qui ont des difficultés. Les objectifs semblent assez ambitieux, reste leur concrétisation. Khadija MASMOUDI

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