×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

International

La France vers un déficit commercial historique en 2005

Par L'Economiste | Edition N°:2210 Le 09/02/2006 | Partager

. Les exportations, talon d’achilleLA France devrait accuser en 2005 le plus lourd déficit commercial de son histoire, sous l’effet conjugué de la flambée des cours du pétrole, du renchérissement de l’euro et d’un dynamisme insuffisant de ses exportations, qui peinent à suivre le rythme du commerce mondial. La ministre déléguée au Commerce extérieur, Christine Lagarde, l’a déjà publiquement annoncé: le déficit commercial qui sera publié vendredi 3 février par les douanes s’établira à «un peu plus de 25 milliards» d’euros, soit trois fois plus qu’en 2004 (8,35 milliards). Un chiffre qui constitue «un record absolu dans l’histoire économique française», déplore Marc Touati, économiste de Natexis Banques Populaires, rappelant que la précédente «annus horribilis» remonte à 1982. Face à cette contre-performance, le gouvernement, qui a multiplié ces derniers mois les mesures pour stimuler les exportations et tenter de redresser la barre, se veut rassurant. Les exportations devraient aussi atteindre un sommet en 2005, à environ 355 milliards d’euros, en hausse de 4,5%, souligne-t-on à Bercy. Elles ont particulièrement progressé sur les marchés les plus dynamiques, notamment la Chine (+20%) et l’Inde (+45%), malgré l’appréciation de l’euro par rapport au dollar qui renchérit le prix des produits européens, fait-on valoir. En revanche, les ventes à destination de l’UE, qui pèsent 65% du total, «nous ont tirés en arrière», reconnaît-on, soulignant «l’atonie» de la croissance en Allemagne et en Italie, deux des principaux clients de la France. La poussée de 9% des importations (à environ 380 milliards), qui ont donc augmenté deux fois plus vite que les exportations, a deux origines. L’envolée des prix du pétrole et la consommation des Français, qui se porte de plus en plus sur des produits venus d’ailleurs, d’où un surcroît d’importations. Mais ces éléments n’expliquent pas tout, insistent les économistes, qui se disent préoccupés par le manque de dynamisme des exportations. Et même si elle vend de plus en plus d’Airbus, la France voit s’éroder ses positions sur des marchés qui constituaient autrefois ses points forts, tels ceux de l’automobile et du vin.Synthèse L’Economiste

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc