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Enquête

La formation continue cherche son public

Par L'Economiste | Edition N°:308 Le 11/12/1997 | Partager

La formation continue a eu pour la première fois son salon. Celui-ci a regroupé une soixantaine d'exposants, avec une forte présence des écoles privées.


La formation continue a eu son salon. Il s'est tenu du 3 au 6 décembre à la Foire Internationale de Casablanca. Son objectif est de créer un espace d'échanges entre l'entreprise et les organismes de formation. Ainsi des écoles privées, des cabinets de conseil en gestion des ressources humaines (GRH), les centres de formation et l'OFPPT y ont pris rendez-vous. Ils sont venus avec des offres d'ingénierie, de réalisation de plans de formation ou encore en conseil en GRH. Mais les visiteurs ne se sont pas bousculés. A part l'inauguration et la deuxième journée où la salle de conférences était comble, la plupart des exposants se sont ennuyés. «A sa première expérience, le salon n'a pas attiré beaucoup de visiteurs. Et puis généralement, ce n'est pas dans un salon que les entreprises passent commande pour la formation», indique M. Hamid Ben Elafdil, directeur général de Polyfinance. Autre raison, la formation continue tarde à décoller. L'OFPPT, premier opérateur de la formation professionnelle, a accueilli, au titre de l'année scolaire 1996/1997, 67.100 salariés en formation continue pour un marché potentiel estimé à 4 millions de personnes (salariés + travailleurs indépendants). La marge de croissance est donc considérable. Les établissements d'enseignement ne s'y sont d'ailleurs pas trompés.

Ainsi, le salon a été la grande messe des écoles privées. Polyfinance, l'Institut Marocain de Management (IMM), Art'Com, le British Center, l'Ecole Marocaine des Sciences de l'Ingénieur (EMSI), l'EDHEC, le Groupe IHEES (Institut des Hautes Etudes Economiques et Sociales), l'IFIAG (Institut de Formation et d'Informatique Appliquée et de Gestion), l'IIHEM (International Institute for Higher Education in Morocco), l'Institut Français de Formation (IFF), BPEC, ISERT, le Centre Salam et le groupe HECI (Hautes Etudes Commerciales et Informatiques) notamment, étaient venues vendre leurs prestations au salon. Elles veulent toutes renforcer leur intervention dans la formation continue. L'ISERT (Institut Supérieur d'Electronique et des Réseaux de Télécommunications) tient à profiter du boom des télécoms dans le monde et bientôt au Maroc. «Les télécommunications sont un enjeu intéressant pour les entreprises. Elles doivent s'équiper de systèmes performants capables de gérer et traiter l'information», défend M. Boujamaâ Charoub, directeur de l'ISERT.

Formation-insertion


L'école propose des formations ciblées et des modules adaptés. Elle s'apprête à lancer des séminaires. L'ISERT a accueilli en 1997 130 personnes pour 85 jours de formation. Polyfinance qui a déjà une expérience dans les séminaires d'analyse financière s'est déplacée pour rencontrer les responsables de formation au sein des entreprises ou encore des directeurs des ressources humaines. Les établissements d'enseignement public n'ont pas été en reste. C'est le cas notamment du réseau des écoles supérieures de technologie (EST) et du réseau des Facultés des Sciences et Techniques. De même, on pouvait noter la très remarquée présence de cabinets de recrutement et de conseil en ressources humaines.

En plus de l'organisme français l'AFPA qui intervient pour des programmes spécialisés de formation, d'autres organismes étrangers ont exposé leur savoir-faire. C'est le cas notamment du Collège du Bois de Boulogne canadien. Celui-ci est déjà lié de conventions notamment avec l'OFPPT, l'Université des Sciences et Techniques de Tanger. Au salon, il veut élargir ses champs d'intervention au Maroc. Il est prêt à étudier toutes les propositions. «Nos oreilles sont attentives à toutes les suggestions». Le collège intervient dans la formation des formateurs et l'assurance qualité. Le salon a été l'occasion également pour le Ministère de l'Habitat, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle de présenter ses derniers projets. Ainsi, la deuxième journée, M. Mourad Chérif, ministre en charge de la Formation Professionnelle, de l'Emploi et de l'Habitat, a donné les principales facettes du programme formation-insertion(1). D'autres tables rondes ont intéressé notamment les contrats spéciaux de formation et les autres produits de l'OFPPT.

Malika EL JOUHARI

(1) Cf L'Economiste du 27 décembre.

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