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... la forêt se dégrade

Par L'Economiste | Edition N°:626 Le 28/10/1999 | Partager

· Dans les provinces du Nord, la forêt s'étend sur plus de 4 millions d'hectares
· La culture du cannabis ronge le patrimoine forestier


Les montagnes du Rif, ancien bastion de la résistance, sont sous les projecteurs. L'historique Tournée Royale constitue un grand pas en avant vers le désenclavement de cette région.
Le Rif central s'étend sur une superficie d'environ 20.000 kilomètres carrés. Dans ces montagnes, la nature n'est pas généreuse. Les sols sont pauvres et les espaces cultivables faibles.
Le patrimoine forestier est dominant. Dans les provinces du Nord, les terrains forestiers s'étendent sur plus de 4 millions d'hectares (voir tableau). C'est le chêne vert qui vient en tête des essences forestières avec une superficie de 255.319 ha. Plus de la moitié de cette superficie se trouve dans la Province de Taza (151.802 ha), suivie d'Al-Hoceima (45.315 ha).
La culture du cannabis est prospère dans le Rif. C'est le gagne-pain de la plupart des habitants. La rudesse du paysage naturel a laissé de profondes traces sur la vie des gens. Les efforts des pouvoirs publics pour convaincre ces derniers d'abandonner cette culture illicite et cultiver des céréales ne semblent pas avoir donné de grands résultats. L'Agence du Nord y a proposé la reconversion en cultures amandiers et arbres fruitiers contre le kif.
La culture du cannabis, qui a besoin de bons sols et de beaucoup de soins, est pratiquée généralement en pente gagnée sur la forêt. Responsable en grande partie du défrichement forestier, cette culture a éradiqué la majorité des chênaies du Rif et s'attaque actuellement au couvert végétal des hautes altitudes. Selon les statistiques du Secrétariat d'Etat chargé des Eaux et Forêts, la superficie forestière défrichée annuellement est estimée à 4.500 ha. L'empiétement des cultures sur la forêt a posé le problème de la délimitation du patrimoine forestier. Ceci est l'origine de beaucoup de litiges entre les propriétaires des terrains et les pouvoirs publics. En 1997, le gouvernement a initié un plan d'action pour délimiter une superficie de 730.000 ha et de 2, 8 millions d'ha de nappes alfatières. Le développement du kif se fait aussi aux dépens de l'élevage qui diminue à cause de sa faible rentabilité. La régression du cheptel a favorisé l'installation d'une régénération naturelle spectaculaire au sein des cédraies rifaines.

Nadia LAMLILI

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