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    International

    La flambée des prix attise les revendications salariales

    Par L'Economiste | Edition N°:2754 Le 11/04/2008 | Partager

    . L’inflation en zone euro a atteint un record de 3,5% en marsFace à l’amputation de leur pouvoir d’achat par l’inflation, des fonctionnaires, des employés du privé, voire des retraités européens multiplient les revendications salariales, avec une vague de grèves ainsi qu’une euromanifestation inédite.Longtemps ressenties par les consommateurs, les hausses de prix désormais confirmées par les statistiques officielles affectent les classes populaires mais aussi les classes moyennes, coincées entre la lourdeur croissante des dépenses contraintes (logement, gaz, électricité, transports) et la flambée des produits alimentaires de base (pain, oeufs, produits laitiers).«Les prix des aliments augmentent, même les gens qui ont les moyens le remarquent», soupirait déjà à l’automne une mère de famille devant un supermarché de Milan pendant la «grève des pâtes».L’inflation en zone euro a atteint un record de 3,5% en mars sur un an, du jamais-vu depuis la création de la zone en 1999, avec la flambée des prix énergétiques et alimentaires, alors que les salaires ont crû d’environ 2% sur un an en moyenne. Du coup, les salariés réclament d’être payés davantage et les syndicats dénoncent une distorsion de la richesse transférée des salaires vers les bénéfices des entreprises mais aussi l’explosion des bas salaires pour cause de précarité.La Confédération européenne des syndicats (CES) a mobilisé plusieurs milliers de manifestants la semaine dernière en Slovénie pour demander des hausses salariales et des salaires minimums dans les pays de l’UE n’en imposant pas.En France, où le candidat Sarkozy avait promis d’être le président du pouvoir d’achat, les conflits se multiplient, dans le public et le privé, notamment dans l’industrie (PSA, L’Oréal, Safran), les banques (LCL, BNP Paribas), les compagnies aériennes (Air France). Sans compter des secteurs qui n’avaient jamais fait grève, comme la grande distribution où les caissières touchent souvent moins de 1.000 euros net mensuels, «salaire de misère qui fait que dès le 10 du mois, on n’a plus rien», selon une employée d’un hypermarché Carrefour de Marseille. De son côté, l’Allemagne a rompu avec son traditionnel consensus social, avec une série de grèves majeures (fonctionnaires, sidérurgistes, conducteurs de trains, etc.) après des années où les salariés ont dû se serrer la ceinture avec les réformes Schröder pour réduire le coût du travail.


    Mileuristas

    En Europe du Sud, le problème du pouvoir d’achat figure en bonne place dans les campagnes électorales. En Espagne ou en Italie, il s’incarne notamment avec le cas des jeunes diplômés souvent payés autour de 1.000 euros («mileuristas»), précaires et parfois obligés de rester chez leurs parents faute de moyens pour se loger. Les retraités protestent aussi, avec une manifestation en France en mars face à une hausse des pensions accordée par le gouvernement (+1,1%) inférieure à l’inflation. Dans le cortège, Aliette, 80 ans, venait de contracter son «premier prêt» pour changer sa chaudière. Quant à l’Europe de l’Est, zone prisée des entreprises étrangères notamment pour ses bas salaires mais où la vie est devenue plus chère, elle s’illustre actuellement par une grève pour les salaires chez Dacia, filiale roumaine de Renault. Synthèse L’Economiste

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