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    Politique Internationale

    La fin pour Gbagbo, une question d’heures

    Par L'Economiste | Edition N°:3504 Le 08/04/2011 | Partager
    L’ONU veut «capturer Laurent Gbagbo vivant»
    Le nouveau régime d’Alassane Ouattara se met en place

    LE départ semble être imminent pour Laurent Gbagbo. «Une question de jours voire d’heures», pour le chef de la diplomatie française, Alain Juppé. L’ONU dément quant à elle, toute négociation de reddition avec le président sortant. «Il n’y a plus de négociations officielles avec Laurent Gbagbo. Notre position est que nous voulons le capturer vivant», a annoncé le porte parole de l’Organisation internationale. En clair, le seul choix de Gbagbo est de partir.
    La situation est dramatique en Côte d’Ivoire. Les habitants de la capitale sont privés d’eau, d’électricité et surtout de sécurité. Dans tous les quartiers, toutes les maisons sont visitées et parfois même pillées. Le chao règne et les massacres doivent cesser selon les forces de l’ONU. Depuis le 4 avril dernier, L’Onuci et la force française Licorne frappent les derniers bastions de Gbagbo, détruisant des camps militaires et des batteries situées dans le palais présidentiel. Malgré l’écroulement de son régime, le président sortant s’accroche. Retranché dans un bunker depuis déjà quelques jours et considérablement affaibli, il ne lui reste plus qu’un millier d’hommes dans ses forces loyalistes dont deux cent chargés de sa sécurité aux alentours de la résidence. A l’extérieur, une dizaine de véhicules blindés de la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire et des forces françaises Licorne patrouillent dans le quartier du Plateau.
    Pendant ce temps un nouveau régime se met en place, celui du président élu Alassane Ouattara. Ce dernier doit affronter quatre priorités: faire taire les armes et assurer la sécurité, unifier le pays, assainir le climat politique et reconstruire une économie anéantie par des mois de crise.
    Qu’adviendra-t-il de Gbagbo à son éviction? Différents scénarios sont exploités. Certains de ses partisans ou détracteurs n’hésitent pas à affirmer que Gbagbo et son épouse pourraient aller jusqu’à la mort dans un dernier acte de résistance au camp Ouattara. D’autres présument que des négociations seraient en cours afin de permettre la fuite du président sortant avec toutes les garanties sécuritaires, pénales et financières. Mais la logique voudrait la capture et la traduction en justice du dictateur Ivoirien. Toutefois, des observateurs craignent une fuite sans possibilité d’extradition, comme pour le cas du président tunisien, Ben Ali.

    Houda SIKAOUI

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