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Entreprises

La FIMME veut monter un centre de recherches

Par L'Economiste | Edition N°:202 Le 02/11/1995 | Partager

Le projet de création du CERIMME conçu par la FIMME est actuellement soumis au MCIA. Son statut prévoit l'implication des industriels, des ministères concernés et des grands donneurs d'ordre. Les sources de financement restent à déterminer.


Le projet de création du Centre d'Etudes et de Recherches des Industries Métallurgiques, Mécaniques, Electriques et Electroniques (CERIMME) a été ficelé à l'initiative de la FIMME (Fédération des Industries Métallurgiques, Mécaniques et Electriques) et en collaboration avec le Ministère de l'Enseignement Supérieur.
Il est actuellement soumis à l'approbation du Ministère du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat (MCIA).
"La mise en place du Centre est attendue avant la fin de l'année", affirme le président de la FIMME, M. Ahmed Alami.
Ce projet entre dans le cadre de la promotion de la qualité des produits industriels et devrait contribuer à l'amélioration de la productivité dans le secteur des IMME.

Recherche sur les matériaux


En outre, le CERIMME visera à répondre, au moindre coût, aux attentes des industriels en matière de technique de fabrication, de maîtrise de la technologie et de la qualité, sans négliger la recherche sur les matériaux.
"Dans ce sens, la collaboration des chercheurs des écoles d'ingénieurs aux travaux du Centre visera à répondre aux problèmes pratiques posés par les industriels", précise M. Alami.
Le projet de statut du CERIMME prévoit un conseil d'administration composé de vingt deux membres, représentant les différents partenaires du projet: le directeur de la production industrielle et le directeur de la normalisation et de la promotion de la qualité pour le MCIA; le directeur de la recherche scientifique pour le Ministère de l'Enseignement Supérieur, le représentant des écoles d'ingénieurs et écoles supérieures de technologie ainsi que le représentant des écoles de management.
Par ailleurs, le secteur industriel désigne comme mandataires le président de la FIMME et les dix présidents des associations professionnelles.
Enfin, les donneurs d'ordre participent également au Conseil d'administration à travers les directeurs de l'OCP, l'ONE, l'ONCF, l'ODEP, la RAM et l'OFPPT.

"Ce sont les locaux du Centre Inter-entreprises de Sidi Othmane (CEI) qui abriteront le CERIMME", affirme M. Alami.
Toutefois, les sources de financement ne sont toujours pas déterminées. "Quoi qu'il en soit, nous cherchons à donner corps au projet en nous appuyant sur l'existant afin de ne pas être bloqués par l'aspect matériel", ajoute le président de la FIMME.
Le financement proviendra probablement de la contribution de chaque partenaire à hauteur d'une quote-part, "à l'instar de ce qui se fait dans les autres pays".
Le CERIMME centralisera à la fois les structures existantes et celles qui sont en projet de création, pour dispenser aux industriels une formation spécialisée, de l'assistance et du conseil.
Par ailleurs, les applications industrielles concerneront notamment le soudage, la métrologie, les essais et les contrôles.
Le président de la FIMME rappelle que la gestion du centre sera privée et s'appuiera donc sur des critères de rentabilité et de compétitivité.
A travers la collecte continue des informations techniques et le suivi technologique, le CERIMME contribuera aux travaux de normalisation, en aidant les entreprises à la mise en place de cercles de qualité.

Réduire les importations


De plus, il constituera une "passerelle" entre les laboratoires (Labométal), les écoles d'ingénieurs et universités et le monde industriel.
Les industriels tablent également sur le développement du CERIMME pour réduire les importations de machines et outils industriels et développer la maintenance.
"A ce jour, seulement 16% des équipements industriels sont produits localement, ce qui révèle l'extrême fragilité du tissu industriel", rappelle M. Alami.
De plus, certains grands donneurs d'ordre, notamment l'OCP, ont lancé des études sur l'opportunité de céder la maintenance au secteur privé.

Mouna KABLY.

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