×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

La filière sucrière respire

Par L'Economiste | Edition N°:2408 Le 24/11/2006 | Partager

. La conjoncture s’améliore…. Mais encore des problèmes en amontFLUCTUATIONS des cours mondiaux du sucre brut, fronde des betteraviers et autres industriels, etc. La conjoncture a été particulièrement dure pour la filière sucrière. Mais à en croire plusieurs sources, les choses commencent à rentrer dans l’ordre. Pour commencer, les cours mondiaux du sucre semblent se stabiliser. Mieux, une légère tendance baissière est amorcée depuis septembre dernier. Une évolution en relation avec l’abondance de l’offre au Brésil et en Inde et aux prévisions de surplus de la production mondiale pour la campagne 2006/2007 comme le souligne le dernier rapport de l’Organisation internationale du sucre. Ensuite, la tension qui a régné sur l’amont de la filière et menacé sérieusement la production locale, est en passe de se dissiper. La subvention consentie récemment y est pour beaucoup. En effet, un réajustement des prix avec une hausse allant de 40 à 60 DH (selon les régions) a été opéré et sera appliqué pour la récolte de la campagne prochaine. Les prix d’achat sont ainsi passés de 325 DH (pour une teneur en sucre de 16,5%) à 385 DH/tonne en moyenne. La Cosumar a mis la main à la poche puisqu’elle supporte 20 DH et l’Etat le reste. «Il était temps !», s’exclame un producteur à Doukkala. Selon le président de l’Union des associations des producteurs des plantes sucrières, Abdellatif Kandili, «les prix d’achat de la betterave, gelés depuis 1989, faisaient que de nombreux agriculteurs délaissaient cette culture. Une activité où, disaient-ils, ils perdent plus qu’ils ne gagnent». C’est le cas en particulier des producteurs du Tadla dont une bonne partie, malgré la récente augmentation des prix, rechigne à cultiver de la betterave. Sur les 16.000 ha, programmés pour la culture de la betterave pour cette campagne, seulement 9.500 sont plantés. C’est que les betteraviers du Tadla réclament 100 DH au lieu des 65 consentis. «Il ne faut pas oublier que pour eux, plus du tiers de la production ne dépasse pas 35 tonnes par hectare et donc leur productivité est limitée. Ils n’arrivent pas à rentrer dans leurs frais», affirme Kandili. Mais, selon lui, ce n’est pas l’unique argument, «nous sommes en période préélectorale et le sucre, comme tout le monde le sait, est un produit social et donc politisé !». Le programme de culture de betterave concerne 62.400 hectares, soit une baisse de 7% par rapport à l’année dernière. Celle-ci résulte notamment de la réduction du programme de culture des Doukkala, Tadla et le Gharb. Pour lutter contre la régression de l’offre locale, un vaste plan de développement des cultures sucrières est actuellement à l’étude. Du côté de la Cosumar, le management précise que le groupe mise sur son projet «Indimage 2012» pour encourager l’amont de la filière. Le volet industriel n’est pas en reste puisque le groupe s’attelle également au renforcement de sa compétitivité industrielle avec un investissement de 1,6 milliard de DH sur les cinq années à venir (www.leconomiste.com).


Contrebande

AU cours des cinq derniers mois, un mouvement de contrebande de sucre marocain vers l’Algérie et la Mauritanie a secoué la filière. Des contrebandiers se sont rabattus sur le sucre marocain subventionné pour faire face à l’envolée des prix dans ces deux pays où les augmentations des cours internationaux ont été répercutées sur les prix de vente à la consommation. La Cosumar estime le niveau de ce trafic à quelque 30 millions de tonnes. Pour rééquilibrer les stocks et anticiper le léger déficit qui interviendrait en janvier-février du fait de ce phénomène et de la baisse des stocks, l’opérateur qui a la responsabilité d’approvisionner le marché de manière régulière et suffisante, vient d’importer 30.000 tonnes de sucre blanc.Khadija EL HASSANI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc