×
  • Compétences & RH
  • Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste Docs de Qualité Enquête de Satisfaction Chiffres clés Prix de L'Economiste 2019 Prix de L'Economiste 2018 Perspective 7.7 milliards Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    Affaires

    La filière plastique et caoutchouc a son «labo»

    Par L'Economiste | Edition N°:2779 Le 19/05/2008 | Partager

    . 34,3 millions de DH d’investissement hors bâtiment. Une concentration de compétences humaine et matérielle Des étalages de tubes, des produits d’emballage référencés et des cartons entreposés ça et là. Nous sommes dans l’univers des matériaux en plastique et caoutchouc. Il s’agit du CTPC, centre technique de plasturgie et de caoutchouc, situé sur la route Ouled Haddou à Casablanca, non loin de Casanearshore. «Ce centre est au service des entreprises qui ont l’ambition d’aller de l’avant», signale d’emblée Laghnimi Touirssa, DG du CTPC. Professionnels de la plasturgie, fournisseurs de matières premières et d’équipements, et transformateurs et utilisateurs sont appelés à se tourner vers ce centre. Sa mission: accompagner ces derniers dans leur développement technologique et organisationnel et atteindre une reconnaissance internationale. Opérationnel depuis quelques mois déjà, le laboratoire est doté de matériel de dernière génération, selon son directeur. «Le centre est la voie de la mise à niveau de la normalisation du secteur et de son champ d’application», ajoute-t-il. En plus d’être un moyen de veille normative, il permet la mutualisation des services. De même, le CTPC est un moyen de contrôle à l’importation, à la disposition des pouvoirs publics pour tout ce qui s’attache à la fraude, le contrôle et l’expertise. Pourquoi un tel centre? «Parce que le plastique est partout, dans les lunettes, jouets, chaussure, automobile, aéronautique, secteur médical, ameublement...», dit Touirssa. Une forte demande se ressent dans certaines applications comme l’emballage et sacs en films multicouches (sachet pour chips ou biscuits), dans le BTP pour la menuiserie composite, dans le secteur électrique, électronique et dans l’agriculture (serres et réseaux d’irrigation). Le domaine des pièces techniques, en particulier dans l’aéronautique, est également porteur. Essentiellement destiné au marché local, le secteur a de fortes potentialités, mais il doit se tourner vers l’export, afin de se développer davantage. Les investissements actuels ouvrent des perspectives pour son avenir, en particulier à l’international. Des projets tels que celui de Renault-Nissan ou la délocalisation d’équipementiers automobile et aéronautique (www.leconomiste.com) sont des opportunités à saisir. Le centre apparaît comme un outil pour faciliter l’intégration des entreprises marocaines à l’économie mondiale. « Il est impératif pour profiter de ces opportunités, de promouvoir le respect des normes internationales », indique Touirssa. A noter que le CTPC a été fondé par le ministère du Commerce et de l’Industrie et l’Association marocaine de plasturgie. Il a bénéficié de l’aide de l’UE dans le cadre du programme Meda II. En plus d’une aide financière de 3 millions d’euros (l’équivalent de 34,3 millions de DH) exclusivement destinée à équiper le centre en matériels de pointe, il a bénéficié de l’assistance d’experts et d’organismes français. Le centre dispose de moyens humains performants: 10 personnes dont un docteur ingénieur, 3 ingénieurs spécialistes et 2 cadres supérieurs expérimentés permettent au centre d’assurer le rôle de conseil et d’expertise. «Les infrastructures et les compétences sont en place. En 2010, nous espérons augmenter notre effectif à 15 collaborateurs», signale Touirssa.


    Le secteur de la plasturgie en chiffres

    Le secteur compte 500 entreprises, dont 290 représentent 85% du chiffre d’affaires total de la profession, selon l’Association marocaine de la plasturgie. Il emploie près de 15.000 personnes en emplois directs, et 25.000 tous emplois confondus. Il génère un chiffre d’affaires de 5 milliards de DH contre 4,2 en 2004. Une étude est lancée actuellement par l’AMP pour disposer de chiffres plus exacts. « Le secteur croît à pas de géant», affirme Nabil Saouaf, directeur de l’AMP. L’indicateur de référence étant la consommation par habitant, celle-ci est passée de 10 kg/habitant/ an, il y a 5 ans à 17 kg actuellement. Mais à titre de comparaison, la France a enregistré en 2005 un indice de 106 kg/habitant/an. C’est dire le potentiel de développement du secteur. «Ses atouts sont nombreux: c’est un secteur jeune, réactif, qui connaît un rajeunissement du parc machine. L’encadrement est plus intéressant depuis l’ouverture, il y a 5 ans, du centre de formation dédié à la plasturgie», ajoute Saouaf. Le CTPC est, selon lui, une étape importante pour le soutien de la profession. Il permettra de mutualiser un ensemble d’actions que les industriels ne peuvent pas réaliser seuls pour leur production. Jihane KABBAJ

    • SUIVEZ-NOUS:

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc