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La fièvre acheteuse des entreprises indiennes

Par L'Economiste | Edition N°:2208 Le 07/02/2006 | Partager

. L’OPA de Mittal Steel, un bel exemple de voracité. La frénésie concerne le secteur en plein boom de la délocalisation. En 2005, 118 achats à l’étranger pour 2,91 milliards de dollarsAprès des décennies de contrôle des changes très sévère, les entreprises indiennes se sont lancées dans une fièvre d’acquisitions à l’étranger, comme le montre l’Offre publique d’achat (OPA) lancée par le numéro un mondial Mittal Steel sur l’européen Arcelor. Cette entreprise, cotée aux Bourses d’Amsterdam et de New York, est détenue à 88% par la famille du «roi de l’acier» Lakshmi Mittal, né à Calcutta dans l’est de l’Inde, il y a 55 ans et encore détenteur d’un passeport indien. Dans son pays natal, on ne trouve pas d’entreprises aussi imposantes que la sienne mais cela n’empêche pas l’appétit des sociétés indiennes pour leurs concurrentes étrangères d’être très voraces, poussé par une croissance économique de 8% l’an en moyenne. «Nous sommes vraiment à un moment formidable pour les affaires», souligne Alan Rosling, directeur général de Tata Sons, holding du groupe éponyme, deuxième conglomérat indien qui regroupe des activités aussi diversifiées que le thé et les télécoms. Les marques britanniques de thé Tetley Tea et Typhoo Tea, la filiale poids-lourds du sud-coréen Daewoo, le câblo-opérateur Flag Telecom: tous sont devenus indiens il y a peu. Le rachat de l’américain Flag par le premier groupe privé indien Reliance, pour 211 millions de dollars, avait constitué la plus importante acquisition à l’étranger pour une société indienne en 2004. L’an dernier, les 118 achats opérés à l’étranger par des firmes indiennes ont totalisé 2,91 milliards de dollars, soit sept fois plus qu’en 2001. L’appétit va aller grandissant à mesure que les sociétés indiennes cherchent à acquérir le gabarit nécessaire pour pouvoir se tailler une place dans le monde. En 2005, les plus importants rachats ont concerné l’acquisition par les laboratoires Matrix du belge DocPharma (pour 313 millions de dollars) et des tubes cathodiques du français Thomson par le fabricant de téléviseurs Videocon (292 millions de dollars). La frénésie d’achats concerne en particulier le secteur en plein boom de la délocalisation. Sa myriade d’entreprises profitant d’une main-d’oeuvre bon marché pour remporter des contrats de sous-traitance dans les services comptent développer rapidement son savoir-faire dans le commerce de détail, l’assurance ou la santé. «Nous avons besoin des acquisitions pour acquérir une taille pertinente, une capacité et pour boucher les trous dans nos opérations de service», explique Alok Mitra, directeur financier chez Mphasis BFL, une des entreprises les plus voraces du secteur. L’Inde reste cependant largement dépassée par son grand concurrent en Asie, la Chine, dont la valeur des acquisitions à l’étranger se comptent elle en milliards de dollars. Aucun rachat indien n’a par exemple atteint la visibilité de la prise de contrôle par le chinois Lenovo de la division PC de l’américain IBM, d’une valeur de 1,75milliard de dollars. En 2005, les acquisitions par des firmes indiennes n’ont représenté que 1% de la valeur totale des fusions dans le monde, selon la société de conseils KPMG.«L’Inde, qui compte plus d’un milliard d’habitants, s’ouvre au monde après des années de contrôle des changes très strict. La fièvre acheteuse s’est emparée des entreprises indiennes, surtout dans le thé et les télécoms, avec une prédilection pour la délocalisation. L’OPA de Mittal Steel sur Arcelor a contribué à lever le voile sur l’appétit indien. Ci-contre et loin de se douter de la frénésie qui règne dans le monde des affaires, un Sikh se baignant dans le Sarovar du Temple d’or, célébrant ainsi l’arrivée du printemps (la fête s’appelle le Basant Panchami)«Synthèse L’Economiste

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