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Société

La femme algérienne mineure à vie

Par L'Economiste | Edition N°:2730 Le 07/03/2008 | Partager

. Le Code de la famille creuse les inégalités entre les hommes et les femmes . La polygamie maintenue sous conditionLES inégalités entre les hommes et les femmes en Algérie, trouvent leur expression juridique à travers un ensemble de lois constituant le Code de la famille. Pour la petite histoire, ce code a été voté à l’Assemblée populaire algérienne en 1984 par les élus du parti unique (FLN). En 2004, associations et artistes se sont rassemblés pour créer le comité, «vingt ans barakat» et proclamer tout simplement l’abrogation de ce code qualifié d’anticonstitutionnel. Le président Bouteflika qui avait promis des changements a finalement reculé devant la pression des partis islamistes. En 2005, des amendements «timorés» ont été consentis. En Algérie, les progressistes et les conservateurs ont ceci en commun: d’un côté comme de l’autre, on désapprouve les amendements du Code de la famille. Alors que les premiers militaient pour l’abrogation de ce qu’ils appellent «le code de l’infamie», les seconds se positionnaient en garde-fous et prévenaient des conséquences dramatiques de l’octroi de «trop de libertés» aux femmes. . Maintien du tuteurS’il est permis de parler d’égalité des sexes dans ce code, ce serait probablement en ce qui concerne l’âge du mariage qui a été uniformisé à 19 ans. Les femmes gagnent ainsi une année de maturité et les hommes en perdent deux. La suppression du mariage par procuration est probablement l’unique avancée de ces réformes. Chose qui se faisait régulièrement dans les campagnes. Mais l’amendement relatif au wali est resté le même. La présence du père ou du frère ou d’un proche parent de sexe masculin est toujours indispensable pour conclure le mariage. Encore mieux, «le père peut s’opposer au mariage de sa fille» stipule l’article 12. Pourtant, le rite hanafit dit que le tutorat est simplement recommandé. C’est-à-dire facultatif. Mais si la femme n’a pas de tuteur, le juge en assume le rôle. Le juge peut-il être une femme ? Il serait inutile de polémiquer là-dessus. Quant à la polygamie, elle est toujours d’actualité. Elle est juste un peu déguisée et maquillée pour les besoins de la modernité. Mais il ne faut pas déconsidérer l’effort des instances judiciaires algériennes. Si un homme peut contracter plusieurs mariages, il lui faudra le consentement préalable de sa «douce moitié». Quel «bonheur», en effet, pour une femme d’assister à de nouvelles noces de son époux! Pour que tout cela se passe dans les règles de l’art, une autorisation du président du tribunal est rendue nécessaire. Il reviendra au juge de vérifier ce consentement ainsi que «les motifs et l’aptitude» de l’époux à assurer «l’équité et les conditions nécessaires à la vie conjugale». Celles qui s’y refusent auront, bien évidemment, le choix de divorcer. De ces changements, on retiendra surtout la disposition qui oblige l’époux à assurer le logement à ses enfants mineurs dont la garde reste confiée à la mère en cas de séparation du couple. Contrairement au mari, le droit pour la femme de divorcer est limité à des situations particulières: infirmité sexuelle de l’époux, absence de plus d’un an sans motif. Quant aux violences conjugales, la loi n’a rien prévu pour ça.Amira KHALFALLAH

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