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La farine absorbe 2 milliards de DH de subvention

Par L'Economiste | Edition N°:466 Le 18/03/1999 | Partager

· Si la subvention est supprimée, le prix de la farine passerait de 182 à 350 DH/q
· Les simulations de Ernst&Young


La décision imposant aux industriels utilisateurs de sucre de restituer la subvention doit être appliquée le 1er avril 1999 au lieu de janvier de la même année comme prévu initialement. Les industriels ont demandé d'étendre la décision à la pâtisserie industrielle. Les modalités d'application, particulièrement le volet des factures, posaient également problème.
Si la subvention du sucre a été maintes fois débattue, en revanche celle de la farine l'est moins. Pourtant, son montant s'élève à 2 milliards de DH dont près de 1,5 milliard pour la subvention de 10 quintaux de farine. Le reste est absorbé par les primes de stockage et de transport.
Lors de la journée consacrée aux mécanismes de subvention des produits de base, manifestation organisée par le Comité de suivi du développement du secteur privé (Cf notre édition du 11 mars 1999), M. Ghali Sebti, président de la Fédération Nationale de la Minoterie, a décortiqué les mécanismes de subvention de la farine. Ce qui a retenu l'attention, c'est la simulation réalisée par le cabinet Ernst&Young en cas de suppression de la subvention. Le prix de vente de la farine nationale de blé tendre est de 182 DH le quintal pour 10 millions de quintaux subventionnés. Si cette subvention est supprimée, ce prix grimpe à 350 DH/q. Au marché, les commerçants le céderaient à 367 DH/q.
Pour la farine de luxe, les prix passeront de 340 à 413 DH/q chez les commerçants.
Auparavant, M. Sebti avait abordé les frais d'approche et la marge de mouture. Pour les premiers, ils sont arrêtés par l'Administration à 2 DH/q depuis 1988. Ernest&Young les évalue à 6,59DH/q enjanvier 1999 et l'Office National Interprofessionnel des Céréales et Légumineuses (ONICL) à 3,33 DH.
La marge de mouture arrêtée par l'Administration à 16,5 DH/q est évaluée par le même cabinet à 32,14 DH et 26,10 DH par l'ONICL. A partir de ces simulations, le président de la Fédération a tiré des conclusions, notamment que la subvention n'atteint pas sa cible originelle, mais touche l'ensemble de la population. Selon lui, le minotier intervient comme simple façonnier de l'Etat. Pour y remédier, plusieurs options. "Si l'Etat décide de maintenir la subvention de la farine, il faut majorer annuellement la marge de mouture en tenant compte de l'évolution du coût des intrants conformément à l'article 23 de la loi 12-94 et procéder à l'apurement des arriérés et le paiement régulier de compensation", rappelle M. Sebti.

Mohamed CHAOUI

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