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Entreprises

La famille Devico au travail

Par L'Economiste | Edition N°:624 Le 26/10/1999 | Partager

Qui a dit que l'entreprise familiale était un système archaïque, incapable d'évolution? A lui seul et avec le sourire, le clan, à Meknès, renverse ce qu'il faudra bien se résoudre à jeter dans le sac des bêtises économiques.
En 1962, le père M. Mardoché Devico, commerçant de Fès, rachète à la famille Sibut, une unité de conserves. Celle-ci avait été créée en 1929 et portait déjà la marque Aïcha.
Depuis, l'entreprise a déjà déménagé deux fois pour pouvoir s'agrandir, a lancé des développements, tous dans l'agro-industrie, avec Nora (entreprise indépendante produisant des jus d'oranges, pruneaux secs, petits pois et olives en conserve) et Marocapres. En riant, les fils, neveux et alliés de la famille Devico, disent que «Marocapres est le numéro un mondial des capres», un condiment très peu utilisé au Maroc et qui monte dans les usages alimentaires en Europe et aux Etats-Unis.
A Meknès même, sur le site de Aïcha, les unités de confiture, concentré de tomates et maintenant de raffinage d'huile occupent presque tout l'espace disponible. Il y a quelques années, se souviennent les Devico, «le terrain paraissait beaucoup trop grand pour nous».
Dans cette entreprise familiale jusqu'au bout des ongles, le premier fait qui surprend, c'est que les visiteurs (clients, fournisseurs, banquier, confrères-concurrents et... journalistes) sont reçus dans les unités, pas dans les bureaux. Pas de luxe, mais pas un brin d'herbe, pas un papier, pas une poussière: même la cour et les voies de dégagement sont lavées et brossées de frais, comme elles ont dû l'être tous les matins depuis que l'usine existe (les usures dues aux passages des balais-brosses ne peuvent pas tromper!). La famille Devico, fils, neveux, brus et gendres sont au milieu des machines, dont ils savent tout comme ils connaissent le nom de chacun des ouvriers qui travaillent avec eux. L'ingénieur de la partie huile, M. Mohamed Berriga, un ancien de Lesieur et de chez Agouzal, tout fier de ses nouvelles machines, surveille de près l'installation et les techniciens de Alfa Laval, le fournisseur. Il n'oublie pas de couver sa petite troupe de jeunes ingénieurs (des contrats formation-insertion). Il ne le dit pas, mais on devine que se joue là une partie primordiale dans le management de l'entreprise: marier le dévouement à l'entreprise qui est logé chez le clan Devico avec la jeunesse des nouveaux cadres techniques qui devront faire leur place dans une maison forcément appelée à grandir. Visiblement, une partie de l'évolution de l'entreprise passera par le sens des relations humaines et la maîtrise des nuances culturelles de cet ingénieur.

Nadia SALAH

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