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    Courrier des Lecteurs

    La dette amortissable gonfle les créances internes sur l'Etat

    Par L'Economiste | Edition N°:499 Le 04/05/1999 | Partager

    · Les efforts déployés pour réduire la dette extérieure ne freinent pas la progression de la dette du Trésor

    · La dette intérieure dépasse désormais celle extérieure


    LA couverture de la dette publique progresse continuellement. D'une Loi de Finances à une autre, l'évolution en pourcentage est éloquente. D'un peu plus de 34 milliards de DH dans l'année budgétaire 1998/1999, les dépenses des créances sur l'Etat sont passées à 40,4 milliards de DH dans l'actuel projet de Loi de Finances. La progression est de 18,44% et ce, même si la contraction du déficit budgétaire se poursuit.
    Plus en détail, à elle seule la dette intérieure mobilise 25 milliards de DH, soit une augmentation de 42,93%. Il est à préciser toutefois que cette hausse est en partie due à l'intégration des amortissements des bons du Trésor à 5 ans dans le projet de Loi de Finances. Ces derniers n'y figuraient pas auparavant. C'est conformément à la nouvelle loi organique qu'ils le sont actuellement. L'encours de cette tranche de dette amortissable se chiffre à 6,5 milliards de DH. Aussi, en éliminant ces amortissements, le taux d'accroissement de la dette intérieure serait-il de 6,15%.
    Quant à la dette extérieure, ses charges se chiffrent à 15,2 milliards de DH. Comme prévu, la contraction de la dette étrangère est affichée. Elle a en effet accusé une baisse de 7,80%. En valeur absolue, les intérêts et les commissions afférents à la dette extérieure totalisent 6,5 milliards de DH dans le projet de Loi de Finances. La baisse anticipée est de 9,31%. Dans l'ensemble, les intérêts de la dette publique seraient, selon le projet, de 18,9 milliards. Sa charge prend un point en pourcentage au PIB, précise le rapport économique qui accompagne le projet de Loi de Finances.
    En revanche, le taux d'endettement du Trésor par rapport au PIB serait appelé à diminuer. Il était à hauteur de 76,2% à la fin de l'année fiscale 1997-1998. Il serait à 74,5% en juin de cette année et serait ramené à 73,1% au terme de l'exercice 1999-2000.

    Paradoxalement, la baisse du taux de la dette par rapport au PIB ne veut pas dire que la dette publique est en régression.
    Pendant l'exercice 1998-1999, le déficit budgétaire a atteint les 3,1%. Pour le prochain exercice, il est prévu pour 2,9%. Encore faudrait-il que le programme de privatisation et de concessions se concrétise tel qu'il a été conçu par le projet.
    De plus, force est de constater que la dette intérieure prend de l'ampleur. La politique de désendettement à l'égard de l'étranger oriente le Trésor vers l'épargne locale. Ainsi, pour la première fois l'encours de la dette intérieure du Trésor (à peu près 130 milliards de DH), à fin 1998, avait dépassé celui de la dette extérieure (125 milliards de DH). La tendance est maintenant bien ancrée. Ainsi, au moment où le gouvernement multiplie les initiatives pour réduire la dette extérieure (conversion de la dette, achat de dettes onéreuses...), le déficit budgétaire gonfle la dette intérieure et ce, malgré la tendance baissière des taux.

    Khalid TRITKI

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