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La demande intérieure se raffermit

Par L'Economiste | Edition N°:1657 Le 08/12/2003 | Partager

. La consommation intérieure va croître de 6% en 2003. Il faut s’attendre à une relance des achats de logements et de biens durables. Le spectre du surendettement plane sur les ménagesLes entreprises ont raison de s’équiper et de constituer des stocks de produits semi-finis. La demande intérieure se porte bien. Et la bonne campagne agricole va rejaillir favorablement sur le niveau des revenus des ménages, notamment dans le monde rural. Selon la DPEG, la consommation intérieure devrait s’accroître en 2003 de près de 6%. Elle avait évolué de 2,3% seulement en 2002. Il faut aussi s’attendre à une amélioration du marché du travail et à une relance des investissements en logements et en biens durables. La détente des prix et la baisse des taux d’intérêt joueront le rôle de catalyseurs.En effet, à fin septembre, l’indice du coût de la vie s’est accru de 0,6% contre 3% en septembre 2002. En glissement annuel, le taux d’inflation est passé de 2,2% à fin août à 1% à fin septembre 2003. Il ne devrait pas dépasser 1% au terme de cette année, selon les pronostics du ministère des Finances. Ce qui encouragerait les ménages à consommer davantage. Mais attention aux risques de surendettement et aux dégâts que peut causer l’insolvabilité des consommateurs! La machine risque de se gripper alors qu’elle est à peine au stade de rôdage. En tout cas, les banques devront serrer la vis en appliquant des critères sélectifs pour l’octroi et le suivi de crédits à la consommation. Bank Al-Maghrib en a fait l’une des priorités pour 2004.Quant au loyer de l’argent, il continuera à baisser, du fait de l’abondance des liquidités bancaires. Une abondance qui découle essentiellement de l’explosion des avoirs extérieurs (+18% à près de 128 milliards de DH). Ces derniers représentent 13 mois d’importations à fin septembre. Cet afflux s’explique par la cession des 80% du capital de la Régie des Tabacs et la bonne tenue des recettes voyages (22,7 milliards de DH) et des transferts MRE (25,7 milliards de DH).La surliquidité sur le marché monétaire a poussé la banque centrale à prendre des mesures correctives, notamment le relèvement de la réserve obligatoire et le lancement de swaps de changes. Mais les effets ne sont pas durables puisque la tendance baissière des taux persiste. Pour l’heure, cette détente des taux n’a pas eu l’effet escompté sur le financement de l’économie. Les crédits bancaires augmentent, mais à un rythme nettement plus faible que celui des dépôts de la clientèle. La reprise des crédits à l’équipement observée depuis trois mois environ prouve pourtant que les agents économiques sont en train de retrouver confiance.M. K.

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