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La crise irakienneBush met en marche la machine de guerre

Par L'Economiste | Edition N°:1479 Le 19/03/2003 | Partager

. Saddam Hussein ne partira pas. 255.000 soldats attendent le feu vert au GolfeL'heure de vérité sonnera ce soir à minuit. L'ultimatum de 48 heures lancé par George W. Bush au Président Saddam Hussein lui recommandant de quitter son pays, sous menace de guerre, se terminera à 00h00 GMT. Hier, l'Irak a rejeté l'ultimatum américain. En effet, face aux menaces de Washington, le Conseil de commandement de la révolution et la direction du parti Baas au pouvoir ont refusé que leur rais quitte le pays. Saddam Hussein a promis la victoire sur les Etats-Unis dans «l'ultime bataille de l'Irak«. Le fils aîné de Saddam, Oudaï, a lui aussi rejeté l'ultimatum américain. Par ailleurs, une réunion extraordinaire du Parlement irakien a été convoquée pour aujourd'hui 07h00 GMT, selon la télévision d'Etat. Après la réponse irakienne, les tambours de la guerre battent au plus fort. Le Président américain avait menacé lundi que si cet ultimatum n'était pas respecté, les Etats-Unis lanceraient une guerre contre l'Irak à la date de leur choix. Le chargé d'Affaires français en Irak, André Janier, et le représentant de la Grèce, Nikolaos Garilidis, ont quitté Bagdad hier mardi par la route en direction d'Amman, tandis que les inspecteurs en désarmement de l'ONU se trouvaient en sécurité à Chypre après avoir quitté l'Irak dans la matinée.La lutte antiterroriste a atteint son summum. Les Américains doivent se préparer à des attaques terroristes aux Etats-Unis ou à l'étranger durant la période actuelle, a affirmé hier le secrétaire à la Sécurité intérieure américaine, Tom Ridge, en présentant son plan antiterroriste pour protéger le pays. Les Etats-Unis ont renforcé hier la sécurité dans leurs bases militaires dépendant du Commandement européen (EUCOM), passant à niveau d'alerte 3 sur une échelle qui va jusqu'à 4. Face à cette ébullition, le monde entier est en état d'alerte et d'attentisme. Les réactions oscillent entre opposition et appui à une offensive américaine imminente contre le régime de Saddam Hussein.Hier matin, Washington pouvait compter ses soutiens, au-delà de la Grande-Bretagne, l'Espagne et la Bulgarie, alignés sur les positions américaines depuis le début de la crise. Le Premier ministre australien John Howard a confirmé que son pays participerait avec 2.000 hommes, 14 chasseurs et trois bâtiments de guerre, tous déjà déployés dans le Golfe, à une invasion de l'Irak. De même, le Président polonais Aleksander Kwasniewski a annoncé avoir donné son accord au déploiement d'un maximum de 200 soldats polonais. Le Danemark a indiqué, sans autre précision, vouloir se joindre à la coalition contre l'Irak et s'apprêtait à rechercher à cet effet une majorité au Parlement. En Turquie, le Parlement pourrait se prononcer aujourd'hui ou demain jeudi sur un soutien de la Turquie aux Etats-Unis face à l'Irak, a affirmé le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan. Sur le plan politique, Tokyo et Taipeh ont apporté leur appui à l'ultimatum américain. Mais le Premier ministre britannique Tony Blair essuyait un nouveau revers avec la démission de Lord Philip Hunt of King's Heath, sous-secrétaire d'Etat parlementaire à la Santé. C'est le troisième membre du gouvernement qui a démissionné pour exprimer son désaccord avec la politique de soutien aux USA.Dans le camp opposé, Canadiens et Argentins, alliés traditionnels des Etats-Unis, ont refusé de se joindre à la coalition. Les Tchèques ont fait de même. Dans sa déclaration hier à l'Elysée, le Président français Jacques Chirac a affirmé qu'il n'y avait «pas de justification à une décision unilatérale de recours à la guerre« contre l'Irak. Jean-Pierre Raffarin a déclaré hier à l'assemblée nationale que la France se battrait «jusqu'au bout pour la paix«.Dans des termes analogues, le chancelier allemand Gerhard Schröder avait estimé peu auparavant que «l'importance de la menace qui émane du dictateur irakien« Saddam Hussein ne justifiait pas une guerre. Le ministre russe des Affaires étrangères, Igor Ivanov, a prévenu hier mardi “l'utilisation de la force contre l'Irak, sans l'aval des Nations unies, sera «lourde de graves conséquences négatives«. Il a récusé la thèse américaine selon laquelle «le temps de la diplomatie est écoulé«. Premier geste de rétorsion, la Douma, Chambre basse du Parlement russe, a ajourné la ratification du traité russo-américain de désarmement stratégique. Mexico, Kuala Lumpur, Jakarta, Caracas, Sanaa, Téhéran, Stockholm, Athènes, Alger, ont dénoncé l'ultimatum américain. Au dernier pointage, les Américains ont déployé dans la région du Golfe et alentour de 255.000 hommes, appuyés par plus de 700 avions, des hélicoptères, des navires et des chars. Synthèse L'Economiste

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