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La crise irakienne
Réactions: Consternation générale

Par L'Economiste | Edition N°:1479 Le 19/03/2003 | Partager

. Une guerre inutile, estiment les partis politiques, la société civile et les opérateurs . L'ONU décrédibilisée Incompréhension, consternation, sentiment d'impuissance aussi, sont les mots utilisés par les partis politiques et la société civile, après l'ultimatum lancé par George W. Bush à Saddam Hussein. L'imminence d'une attaque fait que la tension est au summum. D'après Driss Lachgar, chef du groupe parlementaire de l'USFP, «ce discours met fin à toute légitimité mondiale. L'ONU a été touchée en plein coeur. En effet, quelle que soit la décision de la plus haute institution mondiale, les Etats-Unis appliqueront leur loi«. «Plus encore, les inspecteurs de l'ONU sont sur le territoire irakien sur son ordre. Aujourd'hui, c'est le Président américain qui leur ordonne de quitter les lieux«. Lachgar s'insurge contre «la manière sauvage avec laquelle George Bush s'adresse aux militaires et aux civils irakiens, les sommant de ne pas obéir aux ordres de leur président et de ne montrer aucune défense contre les bombes qui vont les «écraser«. «Les déclarations de Donald Ramsfeld ou de Colin Powell font penser aux productions hollywoodiennes de science-fiction. Malheureusement, cette fois, elles parlent d'une réalité amère«, conclut-il. Pour Abderrazak Affilal, président du groupe parlementaire du parti de l'Istiqlal, Bush rentre dans une guerre «dont il ne mesure pas l'étendue« et dont «il ne connaît pas l'issue«. «Pour moi, c'est la perte des Etats-Unis sur tous les plans, politique, économique, sociale et surtout devant l'opinion internationale«. Affilal estime que Bush ne fait que suivre la politique israélienne. «Il est plus dictateur qu'Hitler. Son but est d'avoir les réserves en pétrole plutôt que de libérer le peuple irakien de l'emprise de Saddam«.«La force prime sur le droit. Depuis l'effondrement de l'ex-URSS, les Etats-Unis n'ont pas face à eux une force qui pourra contrer leur impérialisme«, c'est ainsi qu'un membre du RNI s'est exprimé au sujet de ce nouveau dérapage américain.Le corps associatif, quant à lui, verse dans le même sens. Ainsi, pour Abdelali Benamour, membre d'Alternatives, «la déclaration de guerre de Bush est unilatérale car sans l'appuis de l'ONU. C'est donc une action de non-droit. Ce qui rappelle le XIXe siècle avec les guerres de colonisations«. Benamour continue en déclarant que même les plus démocrates du monde ne peuvent soutenir une guerre ayant pour but «de destituer un dictateur«. Ceci sans oublier que «les trouppes américaines sont basées au Koweït. Un pays qui souffre déjà du manque de démocratie«. Quant à l'AMDH, par la voix d'Abdelhamid Amine, elle estime que cette guerre est «non seulement contre le peuple irakien, mais contre tous les peuples du monde«. Les opérateurs sont eux aussi consternés. «Je suis abassourdi devant toute l'argumentation développée pour légitimer cette guerre«, explique Hassan Chami, président de la CGEM. Il estime aussi que «c'est une guerre inutile à tous les niveaux«.Houda BENBOUYA


“Saddam doit partir”

Lundi soir, le Président Bush a donné 48 heures au Président irakien pour quitter son pays. «Saddam Hussein et ses fils doivent quitter l'Irak dans les 48 heures. Leur refus de le faire conduira à un conflit militaire qui commencera à la date que nous choisirons«, a déclaré le chef de l'exécutif américain, qui a déploré que le Conseil de sécurité de l'ONU ait «failli à ses responsabilités«. Bush s'est adressé aux militaires irakiens pour les exhorter à «ne pas combattre pour un régime à l'agonie«, menaçant de poursuites pour crimes de guerre ceux qui obéiraient à des ordres d'utilisation d'armes de destruction massive. Il a également promis aux Irakiens de les libérer de «l'appareil de terreur« qui les écrase, de les aider «à construire un nouvel Irak prospère et libre«, et de leur apporter «la nourriture et les médicaments« dont ils ont besoin. «Le tyran sera bientôt parti, votre libération est proche«, s'est-il exclamé.

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