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La crise irakienne
Presse étrangère: La partie est jouée… Bush a gagné

Par L'Economiste | Edition N°:1479 Le 19/03/2003 | Partager

. Les médias américains attendent que Bush passe à l'acte…. … alors qu'une majorité d'Européens critiquent la légitimité de la guerreLa presse internationale malgré ses divergences de points de vue affiche une inquiétude quant à la situation actuelle en Irak. Les journaux du Golfe étaient partagés entre le sentiment que la guerre en Irak était un fait avéré et l'espoir d'un miracle qui pourrait provenir du Président irakien Saddam Hussein. «La catastrophe plane sur toute la région et pas seulement sur l'Irak«, écrit le quotidien émirati Al-Khaleej. «Après l'échec des efforts du Conseil de sécurité et des forces régionales et internationales pour empêcher la guerre, il ne reste plus qu'à attendre l'heure H, lorsque les missiles et les bombes commenceront à pleuvoir sur l'Irak, dans une guerre injuste qui aura des conséquences catastrophiques sur toute la région«, renchérit le quotidien Al-Raya du Qatar. La presse américaine ne remet pas en question la nécessité de désarmer l'Irak, mais certains grands journaux critiquent la manière dont l'administration Bush s'y est prise pour tenter de constituer une coalition internationale. Dans ce qu'il considère «comme un tournant décisif« dans la définition du rôle des Etats-Unis dans la période de l'après-guerre froide, le New York Times fustige le président George W. Bush pour avoir planifié une guerre «sans l'aval des Nations unies ou la participation de ses alliés traditionnels«. Le Président irakien Saddam Hussein «doit être désarmé,« écrit le Times mais souligne ce journal «le problème, c'est la voie erronée qu'a empruntée l'administration pour y parvenir«. Ainsi, pour la presse américaine, le compte à rebours est déjà commencé. Hier, Washington Post a titré «Bush a donné 48 heures à Saddam Hussein pour quitter«. Du côté européen, la presse française s'interrogeait hier mardi sur la légitimité d'une prochaine attaque des Etats-Unis contre l'Irak et sur le rôle possible des Nations unies et de l'Europe dans l'après-guerre. «Quand les canons se seront tus à Bagdad, l'ambition du Président américain pour l'ensemble du Proche-Orient devra peut-être s'effacer pour laisser la parole à ceux qui croient davantage aux vertus du dialogue qu'au pouvoir de la force«, a écrit le quotidien de droite Le Figaro. Libération, quotidien de gauche, évoquait les conséquences de la crise irakienne sur l'Europe en écrivant : «Les effets de souffle sur l'intégration du vieux continent dépassent tous les espoirs des idéologues de l'hégémonie« et «l'Union européenne en tant que puissance politique n'existe toujours pas«.La presse allemande, quant à elle, stigmatise l'échec de la diplomatie. Le Berliner Zeitung (centre-gauche) constate ainsi que «la diplomatie, ces quatre derniers mois, n'a toujours eu qu'une faible chance malgré les intenses discussions au Conseil de sécurité et les coûteuses inspections. Le grand quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung observe aussi que le renoncement des Etats-Unis, la Grande-Bretagne et l'Espagne est «l'aveu d'un échec.La presse espagnole, demeurait divisée sur la légalité d'une guerre unilatérale en Irak.«Vers une guerre illégale«, a titré hier El Pais dans son éditorial où le grand quotidien espagnol affirme que «George Bush a ouvert le chemin de la guerre, en nette violation de la légalité internationale«.Pour ce journal, «Bush et ses deux acolytes, Blair et Aznar, ont échoué dans leur tentative de convaincre la communauté internationale au nom de laquelle ils prétendent agir«. El Pais déplore également que «pour la première fois, un gouvernement de l'Espagne démocratique soutienne une guerre qui n'est autorisée par aucune organisation internationale«. Le quotidien El Mundo souligne pour sa part que le retrait du projet de deuxième résolution sur l'Irak au Conseil de sécurité, «est plus qu'un manque de courtoisie de Bush, Blair et Aznar, est surtout la constatation d'une défaite car une claire majorité contre la guerre s'était formée au Conseil de sécurité«.


C'est fini pour la diplomatie

Suivant la même ligne, la presse belge a ,à son tour, critiqué Bush et la légitimité de la guerre en Irak.«La guerre n'est plus qu'une question d'heures«, a titré en Une le quotidien flamand De Standaard. «La fenêtre diplomatique est refermée«, constatent à l'unisson Le Soir et le Financieel Economische Tijd, journaux des milieux d'affaires flamands. Widad GHORBAL

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