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La consommation de poulet bat de l’aile

Par L'Economiste | Edition N°:2210 Le 09/02/2006 | Partager

. A Casablanca, les ventes ont régressé de 30%. Le marché ne reprend pas malgré des prix basAu-delà des alertes avec la découverte des gardes-bœufs morts à proximité du lac Daït Roumi, de grosses rumeurs et «des tranquillisations» du ministère de l’Agriculture, la peur de la grippe aviaire a-t-elle affecté la consommation marocaine de poulet? Difficile de se prononcer avec exactitude, estiment des vendeurs de volaille au marché de gros de Casablanca. Et pour cause, l’après-Aïd-Al-Adha est habituellement une période de faible consommation de viandes blanches. Mais ce qui est sûr, c’est que les prix sont jugés très bas. A 8 DH le kilogramme pour le gros et 9 DH le détail, «les prix sont très en deçà de la moyenne, même en prenant en considération la baisse générée par la fête du mouton», avance un vendeur. Dans les commerces de proximité, les prix tournent autour de 11 DH. Selon ce vendeur, le marché est très calme bien que nous soyons en pleine Achoura, une période où les Marocains ont l’habitude de consommer plus de poulet. En effet, les clients sont beaucoup moins nombreux que d’habitude en ce matin du mardi 7 février. «En général, la demande a baissé d’environ 30%», estime ce même vendeur. «La crainte de la grippe aviaire y est certainement pour quelque chose», enchaîne son voisin. «Le marché ne reçoit d’ailleurs plus que 30 à 35 camions par jour au lieu d’une cinquantaine auparavant», indique un responsable. Brahim Haddam, régisseur des recettes du marché aux volailles et les abattoirs de Casablanca confirme. «Depuis que les médias ont parlé du virus et de ses dangers, les ventes ainsi que les recettes du marché ont baissé de 30 à 35%». Selon lui, les chaînes satellitaires ont beaucoup contribué à cette situation. «Dès qu’une chaîne parle de victimes humaines de la maladie, les ventes baissent le lendemain», affirme Haddani. «La baisse prend des proportions plus importantes au fur et à mesure que la maladie s’approche du Maroc», ajoute-t-il. Qu’est-ce qu’il en sera maintenant que le premier foyer de grippe aviaire est décelé en Afrique? (voir aussi article page 16).Même son de cloche chez Adil Msougar, président de l’Association nationale des abattoirs industriels avicoles (ANAVI). La consommation a été affectée d’environ 30%, à cause de la pression de la rumeur. Les prix connaissent également un sérieux revers. Une chute d’environ 30%, selon Msougar. A 7 ou 8 DH/kg, ils restent inférieurs au prix de revient qui tourne autour de 12 DH. «Tout le monde vend à perte», souligne-t-il. Selon un responsable de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), la baisse des prix a profité aux ménages à faible pouvoir d’achat qui ne peuvent pas se permettre la consommation d’autres viandes. En revanche, la consommation n’a pas reculé. «Tout ce qui est produit est consommé», souligne-t-il. «Tout ce qui est produit est commercialisé», rectifie Msougar. Devant le fléchissement des prix, des professionnels font ce qu’on appelle du stock sur pied, explique le président de l’Anavi. Autrement dit, ils stockent le poulet vivant. Mais cette situation ne peut pas durer longtemps. La baisse de la production serait inévitable pour rééquilibrer les prix. Mohamed AKISRA

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