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Finances-Banques

La confiance s’estompe

Par L'Economiste | Edition N°:3501 Le 05/04/2011 | Partager
Le marché clôture le premier trimestre en repli de 3,80%
Les valeurs bancaires, immobilières… dans le rouge


En recul de 3,80% à fin mars 2011, le Masi évolue sur les mêmes bases qu’en 2009. Une année où le marché avait finalement clôturé en baisse de 4,92%, principalement en raison de la crise économique. Cette année, la révolution en Tunisie qui s’est propagée à l’Egypte et dont l’issue est encore incertaine en Lybie mais également les manifestations au Maroc auront entamé la confiance des investisseurs sur les marchés de la région. «Ils ont réduit significativement leurs positions dans le cadre de leur réallocation de portefeuille sur la zone Mena», note un analyste.
Résultat, la capitalisation perd 22 milliards de DH en trois mois pour se situer à 557 milliards de DH à Casablanca. Pourtant, selon Karim Hajji, directeur général de la Bourse, «la place a mieux résisté par rapport aux autres Bourses de la région où la chute a été plus brutale ». De plus, le poids des étrangers sur le marché marocain reste mince. En revanche ils sont présentés comme les principaux faiseurs du marché. Les nationaux, pour leur part, sont considérés comme des «suiveurs».
A fin mars, les valeurs bancaires et immobilières ainsi que celles des bâtiments et matériaux de construction clôturent toutes dans le rouge. Au niveau des bancaires, BMCE Bank (-11,88%), CIH (-8,48%) ou encore BCP (-5,24%) affichent les plus fortes baisses du secteur. Idem pour CGI (-16,01%) et Alliances (-8,85%) dans l’immobilier. En revanche les minières évoluent à contre courant du marché avec une hausse de 15,21% de l’indice sectorielle. Même constat pour Wafa Assurance qui enregistre une performance trimestrielle de 3,98% contre -0,67% pour le secteur. Maroc Telecom s’adjuge 3,30%.
Les transactions, elles, sont en hausse de 124% à 47,7 milliards de DH. Mais ce niveau relève principalement de la forte contribution des apports de titres, soit 33 milliards de DH (70% du total). Sur le marché central, les échanges se sont limités à 158 millions de DH en moyenne quotidienne en baisse de 23% par rapport au volume moyen quotidien enregistré toute l’année 2010.
Malgré la hausse des bénéfices de la cote l’année dernière, l’évolution du Masi déjoue, jusque-là, les pronostics des analystes. «L’effet résultat est inexistant. La hausse des profits aurait du relancer le marché. Malheureusement, la perte de confiance a été plus importante que le reste», remarque une source du marché. Les analystes d’Attijari Intermédiation par exemple tablaient sur une hausse technique supplémentaire de 12% de l’indice phare de la place à fin mars, après une performance de plus de 21% en 2010. Les analystes réajustent déjà leurs prévisions.

F. Fa

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