×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie

La concertation, vecteur de développement

Par L'Economiste | Edition N°:207 Le 07/12/1995 | Partager

"Quelle stratégie économique pour le Maroc de l'an 2000?" est le thème du colloque organisé par IMAFOG les 4 et 5 décembre 1995. Ce colloque vient à point nommé puisque le Maroc s'engage dans une nouvelle phase après la signature de l'accord avec l'Union Européenne.
Parmi les intervenants, on prévoyait plusieurs personnalités, dont de nombreux ministres. Du moins c'est ce qui figurait sur le programme distribué. Malheureusement, le maigre public n'a pas pu être éclairé sur leur vision de la "chose".
"La présence de l'entreprise n'a pas été également très remarquée. Raison: nos entrepreneurs ont des question plus urgentes à régler et qui sont purement conjoncturelles. Ils se désintéressent de la stratégie à long terme", remarque un participant lors d'une discussion en marge de ce séminaire.
Le fait marquant ,c'est que le débat est engagé, et tout le monde semble prêt à y prendre part. Il n'y a qu'à voir le nombre de conférences tenues sur le même sujet ces derniers temps. Effectivement, avec la signature par le Maroc de l'accord avec l'Union Européenne, la prise de conscience sur les défis que notre économie est appelée à relever est plus concrète. Mais le temps presse, et la concrétisation tarde à venir.

La compétitivité est une notion qui revient souvent. Mais cette fois c'est une compétitivité d'ensemble qui est revendiquée. "Tout le pays doit être efficient," remarque M. Fathallah Oualaâlou, professeur à l'Université Mohammed V à Rabat. Avec la globalisation de l'économie, le Maroc a choisi des options irréversibles. M. Abderrahim Lahjouji, président de la CGEM, rejoignant le même ordre d'idées, réclame la réforme de l'Administration qui n'est pas compétitive. "Si l'Etat ne peut être compétitif par rapport à l'étranger et assumer les mutations, notamment en ce qui concerne le domaine des télécommunications, les entreprises doivent prendre la relève" .
L'entreprise, un lieu de production, de création de richesse, d'acquisition et de diffusion du savoir-faire, est également un lieu de concertation. Ainsi, toutes les composantes de l'entreprise doivent être compétitives. A ce niveau, M. Lahjouji remarque une nette évolution des relations entre les principales centrales syndicales marocaines et le patronat, qu'il qualifie d'"exemplaires". "A Barcelone, nous nous réunissions quotidiennement, en partenaires de la défense de l'outil de production. Notre action était prise en concertation".
Les règles de cette compétitivité sont reléguées, peut-être, à une autre vague de colloques.

M.E.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc