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Tribune

La collecte des ressources bancaires : Un modèle d'évaluation de l'effort des agences

Par L'Economiste | Edition N°:33 Le 11/06/1992 | Partager

A la base de l'activité bancaire d'octroi des crédits, il y a la collecte des ressources financières, marchandises rares et chères, dans le contexte actuel. L'effort déployé par chaque agence, unité de base du réseau, doit être évalué. Un modèle d'évaluation est utile, d'autant qu'il pourrait déboucher sur des systèmes de rémunération ou de motivation des hommes qui collectent ces ressources.

A libération du système financier a enregistré de profondes mutations au sein du Système Bancaire Marocain dont l'une des conséquences est la raréfication de l'argent ce qui a conduit par voie de conséquence à son renchérissement.
Cette raréfication "relative" s'éxplique en grande partie par les incidences cumulées des actions suivantes:
- autorisation des organismes spécialisés à collecter les dépôts;
- la levée de la politique de l'encadrement du crédit;
- l'introduction de la libre concurrence au sein de la profession bancaire;
- l'application de la variabilité des taux;
- la réduction des possibilités de refinan-cement des banques par le biais des crédits réescomptables et mobilisables auprès de Bank Al Maghrib aux seuls crédits d'investissement accordés aux Petites et Moyennes Entreprises dont le plafond a été également ramené de 5 millions de DH à 3,5 millions de DH;
- l'augmentation de la réserve monétaire obligatoire;
- l'adaptation des règles prudentielles de plus en plus contraignantes pour les banques.
Face à cette série de mesures, la collecte des dépôts devient un objectif principal des banques, car dans un tel paysage financier, plus la dynamique des agences bancaires dans la collecte des dépôts est active plus les possibilités d'augmenter le taux de l'emprise de la banque mère dans le système sont élevées.

Coefficient pondérateur

Cependant la problématique qui se pose est de savoir dans quelle mesure peut-on comparer le dynamisme en matière de collecte de dépôts entre les différentes agences bancaires d'une banque donnée? et comment peut-on dire avec toute objectivité - compte-tenu de la différence de l'environnement propre à chaque agence bancaire - que telle agence ou groupe d'agences a été plus performant que l'autre dans la collecte des dépôts au sein d'une même banque?
Pour répondre à cette question, nous allons essayer de dresser les bases essentielles d'un modèle de calcul d'un coefficient pondérateur permettant d'approcher les difficultés objectives auxquelles chaque agence (ou groupe d'agences) est exposé dans la collecte des dépôts. Il est évident que le modèle suivant nécessite des données assez précises quant à l'environnement micro-économique régional dans lequel opère chaque agence. Néanmoins l'utilisation des informations publiées par Bank Al Maghrib mensuellement et annuellement peut nous permettre d'évaluer le coefficient de pondération recherché. Le terme "Agence Bancaire" ou "Groupe d'agences" est utilisé indifféremment si plusieurs agences de la même banque se trouvent dans la même place bancaire et donc disposent d'un environnement identique.

Poids de l'environnement

Objet: toutes les agences bancaires ou Groupe d'Agences ne se trouvent pas objectivement devant les mêmes conditions sur leurs places financières respectives pour collecter les ressources. Il s'agit d'apprécier les difficultés auxquelles chacune des agences est exposée dans son environnement compte tenu des principales variables suivantes:
- niveau du potentiel de dépôts disponibles sur l'ensemble de la place;
- concurrence;
- structure des dépôts suivant le type de clientèle.
A dynamisme commercial égal, une agence bancaire ou un groupe d'agences peut être objectivement favorisé ou défavorisé par son environnement.
L'établissement du coefficient a pour objet de mesurer synthétiquement le poids de l'environnement. Appliqué aux résultats de chaque agence en ce qui concerne les dépôts, le coefficient ramène ces résultats à un niveau comparable en situant la moyenne du poids de l'environnement à celle de l'ensemble de la banque.
Ce coefficient est appelé symboliquement C.R.S. Il mesure l'avantage relatif de chaque groupe. Pour l'appliquer, il faut en calculer l'inverse soit = 100/CRS

Définition des variables

C: désigne l'indice de la concurrence. En ne disposant pas actuellement des données détaillées et précises, le nombre d'agence et l'information de base.
C = indice de concurrence brute, tous réseaux bancaires confondus.
Cet indice a pour base 100 la moyenne de la banque désignée. Plus l'indice est élevé et plus la concurrence est jugée faible, et réciproquement.

1/
NBRE TOTAL DES AGENCES DE LA BANQUE VISE
---------------------------------------------------------------------=b=BASE 100NOMBRE TOTAL DES AGENCES BANCAIRES
(toutes banques confondues)

2/
AGENCE OU GROUPE D'AGENCE
-------------------------------------------------------------= a
NBRE TOTAL DES AGENCES DE LA PLACE

3/ a
----=c
b

R: désigne le potentiel des ressources. Pour le moment, le total des dépôts de chaque place est utilisé comme référence. Deux sous-indices sont calculés:
- R1 = volume moyen des dépôts par agence (calculé sur la moyenne de plusieurs années) sur une même place. Il indique la facilité relative avec laquelle le système bancaire peut collecter les ressources sur chaque place.
- R2 = indice de la croissance moyenne du volume des dépôts sur chaque place au cours des trois dernières années.
Il s'agit d'un taux de croissance ramené sous forme d'indice de base: 100 = croissance moyenne globale.
Plus les dépôts croissent, plus l'agence visée ou le groupe d'agence est supposé favorisé au départ, et plus l'indice est élevé, plus les ressources collectables sont en expansion.
Cet indice R nous semble être la variable la plus significative du modèle. C'est pourquoi, une pondération supérieure à celle des autres indices est accordée.
D'autres éléments pourraient ultérieurement être pris en compte pour apprécier le potentiel de ressources place par place (évolution démographique, nombre de compte, solde moyen, valeur ajoutée des entreprises, estimation du revenu moyen, nombre d'entreprises ... etc).
Ils permettraient d'affiner cette variable majeure qui est considérée comme une résultante de l'activité économique d'une place.
D'ailleurs, plus les variables sont fiables et quantitativement importantes, plus les résultats du modèle sont excellents quant à la vraisemblance.
S: désigne l'effet structurel ou l'influence de la répartition des dépôts, place par place, entre particuliers, entreprises et divers.
Cet effet n'est pas simple à mettre en valeur. Une analyse des écarts de structure place par place montre que les agences, qui ont à faire face à une structure des dépôts stable ou évoluant lentement sur la place, ont en conséquence, une marge de jeu commerciale réduite. Ils en sont d'autant "défavorisés".
Dans le calcul du C.R.S., l'indice S a une place à part. Il n'est pas directement combiné aux éléments C.R. Son utilisation facultative indique une fourchette de résultats.

Mode de calcul

Avant que soit terminé le calcul en utilisant l'analyse factorielle de correspondance, la pondération de chaque variable a été testée. Il en résulte qu'une pondération plus importante doit être accordée à l'indice R.
Chaque indice ayant une base 100 égale à la moyenne des résultats de la banque, le calcul s'établit ainsi pour chaque agence bancaire ou groupe d'agences.

C + R1 + 2R2
CRS = ----------------------------- + S
2
-------------------------------------
5

100
D = -------------
CRS

Actualisation

- l'actualisation des résultats obtenus par ce modèle peut s'effectuer en intégrant dans la base de calcul les résultats du dernier trimestre ou mois connus.
- En outre, cette actualisation s'effectuera en représentant les calculs par l'intégration d'autres indices ou d'autres variables et en affinant le choix des pondérations par les méthodes statistiques appropriées - Analyse Factorielle des correspondances, Analyse en composante principale et culcul d'indice de corrélation.

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