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La céramique et le marbre en danger

Par L'Economiste | Edition N°:1659 Le 10/12/2003 | Partager

. La Fédération des matériaux de construction crie au dumping . Les opérateurs attendent les résultats d’une étude. La mise à niveau urge mais le passage à l’acte est difficileUn vent nouveau souffle sur les industries de matériaux de construction. La reprise observée dans les BTP et qui doit se poursuivre en 2004, insuffle une nouvelle dynamique à l’activité. «La consommation des matériaux de construction est repartie à la hausse et cela présage un bon développement pour les années prochaines», indique Mohamed Badad, directeur délégué de la Fédération des industries des matériaux de construction (FMC). Le baromètre de la profession reste la consommation de ciment et celui-ci a augmenté de 10,3% à fin septembre, à un peu plus de 7 millions de tonnes, en comparaison de la même période de l’année dernière. L’optimisme est donc de mise mais attention, avertit-il, il ne faut pas pour autant dormir sur ses lauriers. Beaucoup d’efforts doivent être déployés pour mettre à niveau l’activité et faire face aux enjeux de la mondialisation. «Pour les opérateurs de notre secteur, la mise à niveau n’est plus un choix, c’est une nécessité», martèle Saïd Bouanani, directeur général de Cetemco (Centre des techniques et matériaux de construction). «Il en va de leur survie, surtout que la concurrence est déjà là». Les produits chinoisarriventDepuis l’été dernier, des produits ont été importés à des prix très bas, parfois même en dessous des prix de revient, indique-t-on à la FMC qui dénonce ici des pratiques de dumping. Alarmant pour les produits marocains jugés souvent chers. A titre d’exemple, le marbre fabriqué localement est commercialisé à 800 DH/m2 soit le double de celui importé. Du coup, des utilisateurs se rabattent sur les produits importés sans se soucier de leur qualité, fait remarquer le directeur délégué de la FMC. «Depuis la suppression du prix de référence et l’admission de la Chine dans l’OMC, la menace est devenue plus présente», insiste de son côté le DG du Cetemco. Des branches comme la céramique ou le carrelage en céramique sont particulièrement exposées et commencent d’ailleurs à ressentir les premiers effets, notamment avec l’arrivée sur le marché des produits chinois. Idem pour le marbre. «Les produits importés de l’Espagne, du Portugal ou encore de la Grèce sont plus compétitifs et leur rapport qualité/prix est souvent plus intéressant», souligne Mohamed Badad. D’où l’urgence d’accélérer la mise à niveau des entreprises du secteur. Les grandes entités comme les cimenteries, adossées à de grands groupes internationaux, ne sont pas concernées. Elles ont intégré la donne déjà au début de la dernière décennie. Il n’en est pas de même pour les petites structures opérant dans les briques, le carrelage ou le marbre. Pour ces unités, prises généralement dans l’étau de la gestion au quotidien, la mise à niveau et la qualité sont souvent reléguées au dernier plan. Sans parler des fabricants opérant dans l’informel. Selon les estimations de la FMC, ils représentent 30 à 60% du secteur. Pour ceux-là, la question de la qualité et la mise à niveau ne se posent même pas.Sensibilisation et encadrement des entreprisesEn tout cas, la FMC, en collaboration avec le Cetemco, multiplie les rencontres et les actions de sensibilisation, d’encadrement et de formation en faveur des PME-PMI. Celles-ci commencent à porter leurs fruits. Mais pas assez au goût des responsables de la Fédération. «De plus en plus de fabricants prennent conscience des enjeux et de l’urgence de la mise à niveau. Mais le passage à l’acte est une autre paire de manches», déplore le directeur de la FMC. Selon lui, les opérateurs sont dispersés et ne se rapprochent pas assez de la Fédération. Mais que fait-elle pour les attirer? La Fédération affirme ne pas disposer d’assez de moyens pour donner plus d’envergure à son action. Il n’empêche, les responsables de la FMC s’activent pour accélérer la mise en application des recommandations issues de leur 1re journée nationale (18 avril 2002. Cf.www.leconomiste.com). Un séminaire est ainsi prévu ce mois-ci. Il a pour objectif d’apporter «un éclairage sur le secteur», indique le directeur délégué de la Fédération. Les industriels attendent aussi les résultats d’une étude stratégique lancée avec Euro-Maroc entreprises. Celle-ci concerne la céramique et le marbre car «particulièrement menacés par la mondialisation».


Des projets

Les responsables de la Fédération des matériaux de construction retroussent leurs manches. Ils prévoient l’édition, en janvier prochain, d’un répertoire des matériaux de construction et projettent de créer un observatoire de l’ensemble du secteur. Et comme la formation est l’un des principaux pans de la mise à niveau, la FMC a aussi dans ses cartons un projet de création d’un institut de formation. Exclusivement dédié aux matériaux de construction, le projet est monté en association avec le ministère de l’Emploi et l’Agence française de développement. Khadija EL HASSANI

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