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    Economie

    La centrale de Jorf Lasfar : Les deux premières tranches coûteront 8 milliards de DH

    Par L'Economiste | Edition N°:113 Le 20/01/1994 | Partager

    La première tranche de la centrale thermique de Jorf Lasfar entrera en service au cours de juillet 1994. D'une capacité de 330MW, elle devra résorber en partie le déficit électrique. L'investissement est de l'ordre de 8 milliards de DH.

    LE coût global de la construction des deux premières tranches de la centrale de Jorf Lasfar est de l'ordre de 8 milliards de DH. Le coût de l'usine de production d'électricité s'élève à 5,8 milliards de DH. S'y ajoutent les annexes dont le poste d'interconnexion d'une valeur de l'ordre de 400 millions de DH. Le terminal de charbon au port de Jorf réalisé par l'ODEP pour le compte de l'ONE devra coûter aux alentours de 200 millions de DH. La cité du personnel d'une capacité de 400 personnes devra coûter quelque 50 millions de DH. Tous ces coûts sont majorés par les droits et taxes à l'importation d'environ 1,7 milliard de DH.

    En dépit de l'importance de ces montants, le coût du kW sera raisonnable (environ 45 centimes), assurent les responsables de l'ONE. L'énergie utilisée sera principalement le charbon. L'option du fuel n°2 sera possible pour plus de sécurité quant aux bouleversements des cours ou encore aux changements qui pourraient survenir au niveau de la taxation de ces deux combustibles.

    La visite du chantier a été effectuée dimanche 16 janvier par le ministre des Mines et de l'Energie, M. Guerraoui, et celui des Travaux Publics, M. Hassad. Tout le staff de l'ONE était présent. Les dirigeants de cet Office semblaient prendre intérêt à expliquer à tour de rôle les travaux à celui qu'ils considèrent comme leur ministre-maison.

    En revanche, les dirigeants du groupement GEC/Alsthom, Dragados et Babcock & Wilcox Espagnola, chargé de la construction de l'usine thermique, n'ont pas montré un grand intérêt à faire valoir leur réalisation. Ils étaient plutôt effacés. La centrale encore en chantier s'étend sur une superficie de 60 hectares. Près du port de Jorf Lasfar, elle devra accueillir au total 6 tranches de 330MW chacune. Les travaux pour deux autres tranches devront être lancés en 1998. Les deux dernières sont programmées pour l'horizon 2000. Actuellement, les travaux concernent les deux premières tranches et les communs. Les deux premiers groupes ont une même cheminée de 130 mètres de haut. Le génie civil des différentes "unités" (les bâtiments logeant les chaudières, le poste de transformation, l'usine de traitement de l'eau industrielle, le canal d'évacuation de l'eau de refroidissement....) de la centrale est pratiquement terminé. La première tranche opérationnelle à 90% devra entrer en service en juillet 1994. Les travaux de la deuxième tranche réalisés à 50% seront terminés en mai 1995.

    Le choix du site a été largement déterminé par l'existence du port. Un terminal devra être construit. Le quai pourra recevoir des bateaux d'une capacité de 100.000 tonnes. La desserte de la centrale thermique de Mohammédia à partir du port de Jorf est à l'étude. Pour l'ONE, l'importation de charbon en grande quantité permet la réduction des coûts. Pour le fuel n°2, la desserte se fera par wagons-citernes à partir du port de Mohammédia. L'option de construire un terminal pétrolier au port de Jorf n'est pas exclue. La satisfaction des besoins en charbon des deux tranches nécessitera le déchargement d'environ 4 à 8 navires tous les deux mois selon la capacité des bateaux utilisés.

    Le transport du charbon entre le port et la centrale sera effectué, avec un débit de 2.400 tonnes/heure, par un convoyeur long de deux kilomètres. Celui-ci alimente un parc de stockage équipé d'un stacker-gratteur.

    Le stockage du fuel lourd n°2 sera effectué en première étape dans deux réservoirs de capacité unitaire égale à 50.000 tonnes, déjà installés. Cette capacité correspond à la consommation à pleine charge au fuel n°2 des deux premiers groupes pendant 40 jours environ.

    Les installations d'alimentation en combustibles sont communes aux deux tranches. Chaque tranche est constituée d'un générateur à vapeur à circulation forcée, d'une turbine, d'un condenseur, d'un alternateur, d'un transformateur principal et d'un transformateur de soutirage. Le taux de rendement de la centrale est de 41%.

    La centrale sera alimentée en eau industrielle et en eau potable à partir d'un réservoir ONEP situé à environ 10km du site. L'eau industrielle est obtenue par traitement dans un poste de déminéralisation comportant deux chaînes, chacune capable de produire 960 tonnes par jour.

    Le refroidissement du condenseur (équipement transformant la vapeur en eau) est effectué par un circuit indépendant d'eau de circulation alimenté par deux pompes situées dans la station de pompage, à proximité de la prise en eau de mer. Enfin, à partir du poste blindé 225kv de la centrale, l'énergie électrique produite, à partir des deux premières tranches, sera évacuée par deux lignes de 225kv vers le poste de Jorf Lasfar situé à environ 10km de la centrale et par deux lignes 225kv vers la région de Casablanca. Une troisième artère est également prévue reliant le poste de la centrale au poste de Sidi Bouguedra situé dans la région de Safi.

    L.T.

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