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    Politique

    La CDT appelle à une grève générale le 21 mai

    Par L'Economiste | Edition N°:2769 Le 05/05/2008 | Partager

    . Menaces de paralysie des activités dans le privé et le public. Les autres syndicats annoncent une grève le 13 mai La Confédération démocratique du travail (CDT) a lancé samedi un mot d’ordre de grève nationale préventive de 24 heures, le mercredi 21 mai. La centrale de Noubir Amaoui, qui a tenu le même jour son conseil national, a décidé de se démarquer des autres syndicats (UMT, FDT et ODT) qui ont, eux, appelé à une grève générale le 13 mai. Encore deux jours qui seront chômés et payés. La grève projetée par les syndicats va toucher les secteurs de la fonction publique, les administrations, les collectivités locales et le secteur privé. La CDT a ainsi décidé à l’unanimité des membres du bureau exécutif et du conseil national d’une grève générale à l’échelle nationale dans tous les secteurs, privé, public et semi-public. La fonction publique, les administrations, les établissements publics, les entreprises industrielles, commerciales, de services, les transports, les télécommunications, le tourisme, le monde agricole et la pèche maritime… seront touchés par l’arrêt de travail.  «Notre centrale a décidé de cette grève pour protester contre la cherté de la vie, l’augmentation insupportable des prix, la distribution inéquitable des richesses nationales, le support de la crise par les classes laborieuses et moyennes et paradoxalement la réalisation de bénéfices fabuleux par les grandes entreprises privées et publiques, le comportement inacceptable du gouvernement vis-à-vis des revendications légitimes, réalistes et réalisables de notre syndicat, et sa tentative de vouloir imposer de façon unilatérale ses propositions dérisoires», a dit Noubir Amaoui. Le bureau exécutif de la CDT avait auparavant discuté de l’offre du gouvernement à l’issue du 7e round du dialogue social. Offre qui a été rejetée par les cinq centrales syndicales participant aux négociations avec le gouvernement, mais que Abbas El Fassi a décidé de mettre en application malgré l’absence d’un accord avec les partenaires sociaux. Estimant que cette «sortie du Premier ministre met fin au dialogue social» engagé depuis février dernier, le conseil national de la CDT a donc adopté «l’option de grève générale nationale dans tous les secteurs d’activité». «C’est le seul moyen qui nous reste pour faire entendre notre voix et pousser le gouvernement à répondre à notre cahier revendicatif», a affirmé Amaoui. Capitalisant sur le coup médiatique provoqué par l’annonce de la démission des élus de la centrale de la Chambre des conseillers, le bureau exécutif et le conseil national veulent faire dans la surenchère en appelant à la grève. «Notre syndicat a montré, à l’occasion de la célébration du 1er Mai, qu’il est toujours fort», a dit Noubir Amaoui devant une salle comble. «A nous maintenant de montrer au gouvernement que nous sommes capables de mobiliser pour une grève générale et de paralyser tous les secteurs».Que réclame au juste la centrale syndicale? D’abord une augmentation générale des salaires dans tous les secteurs d’activité dans le public et le privé. Une augmentation qui serait de 500 DH nets par mois. «Nous demandons au gouvernement non des augmentations à petites doses, mais une enveloppe budgétaire qui sera équitablement distribuée à tous les salariés et travailleurs», a dit le secrétaire général de la CDT. En plus, bien sûr, d’une baisse immédiate de l’IR, du règlement du dossier de la promotion interne dans la fonction publique et du prélèvement de son quota à 33%. La centrale de Noubir Amaoui demande également l’application «immédiate» de l’échelle mobile des salaires.«Pour préserver la paix sociale, et aussi la stabilité politique, nous insistons auprès du gouvernement pour que la question sociale demeure en tête des préoccupations nationales», a affirmé le secrétaire général de la CDT. J. E. HERRADI

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