×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

Economie Internationale

La BRI publie un rapport plutôt optimiste

Par L'Economiste | Edition N°:523 Le 07/06/1999 | Partager

· Les pays émergents doivent réformer leurs entreprises, leurs systèmes financiers et bancaires

· Les Etats-Unis sont tenus de doubler de vigilance pour éviter une surchauffe de leur économie

La BRI (Banque des Règlements Internationaux), banque centrale des banques centrales, prévoit maintenant une reprise significative pour l'Asie du Sud-Est et l'Amérique latine. Elle s'attend à la fin de la récession au Japon, ainsi qu'à un ralentissement ordonné de l'économie au Etats-Unis et une remontée de l'activité en Europe.
C'est ce qui ressort de son rapport annuel publié hier à Bâle. Le président de la Banque de Règlements Internationaux, M. Urban Baeckstroem, s'est montré plutôt optimiste. "Les perspectives de l'économie mondiale" suscitent aujourd'hui davantage d'optimisme qu'il y a seulement quelques mois", a-t-il noté. "Le pire de la crise est passé dans les économies émergentes et sur les marchés de capitaux mais de nouvelles turbulences ne sont pas à exclure", a-t-il souligné. Il a appelé la communauté internationale à "travailler pour prévenir des crises financières futures". Les économies émergentes touchées par la crise doivent réformer leurs systèmes financiers et leurs secteurs bancaires. La mise en place d'un dispositif juridique solide est tout aussi urgente, selon la BRI. Par ailleurs, les pays émergents doivent se débarrasser des surcapacités de leurs appareils de production s'ils ne veulent pas mettre en péril leurs chances de reprise. "L'existence de capacités excédentaires dans de nombreux pays et secteurs de production demeure une menace sérieuse pour la stabilité financière", constate la banque. "Si ces surcapacités ne sont pas réduites ou résorbées de manière ordonnée, le taux de rendement du capital restera décevant. Cela risque d'affaiblir durablement la confiance et les capacités d'investissements, en raison d'une pression accrue sur les prix", explique la BRI. Or, la solvabilité des institutions, ayant financé l'expansion des équipements, serait alors mise à mal, ce qui pourrait entraîner un rationnement du crédit et affecter toute l'économie. Ce processus est déjà engagé en Asie du Sud-Est, en Chine et au Japon. Ces économies sont pourtant les moins bien placées pour y faire face, s'inquiète la BRI. Autre grand sujet de préoccupation de la banque, le risque de surchauffe de l'économie américaine.

D'après la BRI, ce serait un grave danger pour l'économie mondiale, les craintes d'une récession ultérieure pouvant avoir une incidence négative sur la bourse, la production et la consommation. Si le Dollar venait à se déprécier en même temps, sous l'effet de sorties de capitaux et compte tenu de l'ampleur du déficit commercial américain, une période de staglation (stagnation et inflation simultanées) ne serait pas à exclure, écrit la Banque. Le président de la banque n'a pas nié la possibilité d'une telle surchauffe.


Le FMI optimiste aussi


Le FMI revoit à la hausse ses perspectives de croissance. Celle relative à l'économie mondiale devrait atteindre cette année 2,5% ou 2,6% au lieu des 2,3% prévus en avril par le Fonds Monétaire International. C'est ce qu'a indiqué son directeur général-adjoint hier. "En avril, nos prévisions montraient que la croissance économique ralentissait. Maintenant, la situation est meilleure" et la croissance devrait être en 1999 "un peu meilleure que l'an passé, lorsqu'elle a atteint 2,5%" a-t-il affirmé. Le responsable du FMI justifie la révision de ses prévisions par le fait que l'économie américaine a une meilleure perspective. Une croissance "positive" cette année est également attendue en Amérique latine, alors que le FMI s'attendait à un recul du PIB dans cette région. A noter que, dans son dernier rapport, l'OCDE prévoit une croissance de 2,2% pour cette année.

Nadia BELKHAYAT (AFP)

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc