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La Bourse de Casa efface tous ses gains

Par L'Economiste | Edition N°:1887 Le 01/11/2004 | Partager

. L’indice perd 18% en moins de deux mois! . Des ventes occasionnées beaucoup plus par la panique que par la clairvoyance. Un cadre de crise qui pourrait gêner l’opération Maroc TelecomIl y a de l’excitation chez certains gestionnaires d’OPCVM. Prise dans une spirale baissière depuis septembre dernier, la cote a perdu tous ses gains annuels et évolue aujourd’hui en territoire négatif. Le Masi, l’indice représentatif de toutes les valeurs, a cédé depuis lors près de 18% à 3.806,15 points. Il affiche au terme de la séance de vendredi dernier une contre-performance de 3,48%. Beaucoup plus prononcée, la perte annuelle du Madex atteint les 9,81%. Le baromètre des valeurs les plus liquides a lâché 19,41% depuis le 10 septembre, point culminant qui marque le revirement de situation.Dans cette crise, la vente des titres s’est accélérée, précipitant la chute du marché. Le mouvement est occasionné par les rachats massifs au niveau des fonds actions, dont l’actif net géré recule d’environ 6% depuis 3 semaines. En effet, ne sachant plus où donner de la tête, les porteurs de parts d’OPCVM actions ont préféré récupérer leurs mises initiales que de subir davantage de pertes. C’est pourquoi les gestionnaires se disent «obligés de vendre les actions au rabais» afin de rembourser les clients et remplir les engagements à temps. D’ailleurs, quand le marché a fait la remarque à des gestionnaires sur le niveau trop bas des cours des valeurs proposées à la vente, ils leur ont rétorqué en chœur à leurs interlocuteurs «qu’ils n’avaient qu’à en acheter». Il y a aussi un mouvement de ventes enregistré au niveau des institutionnels, ce qui déstabilise l’ensemble.Déjà ces gestionnaires n’étaient pas trop bien vus par les épargnants -après la publication du rapport 2003 du CDVM- et ce comportement ne redonne plus véritablement confiance aux investisseurs, ni n’encourage une reprise des cours.Pour certains opérateurs, «la baisse rapide des cours de grosses capitalisations, très liquides, sonne le glas de l’exaltation sur Maroc Telecom». Ils pensent que «l’opération risque même de capoter à cause de cette crise». En tout, ce sont quelque 41 titres qui sont à la baisse depuis début septembre avec des pertes comprises entre 4 à 53%. Pour n’en citer que SNI, Sonasid, Holcim, Ciments du Maroc qui perdent 32% de leur valeur en moins de deux mois. Ou encore, ONA ou Aluminium du Maroc qui décrochent de 19%, soit un doublement de leurs pertes depuis le début d’année. Seule une poignée de valeurs, dont 5 petites capitalisations, qui se distinguent par des performances à contre-courant. Parmi elles, BMCE Bank se maintient, dans le cadre d’un programme de rachat de ses propres actions, au-dessus du niveau, estimé «objectif» par le management, de 500 DH. Le reste des titres n’enregistre sur la période aucune tendance, ne traitant que rarement dans de très petits volumes. Mais quand est-il de la tendance de fond du marché? Correction technique de niveaux de valorisation sans phase avec la croissance des entreprises, besoins de liquidités pour souscrire à l’introduction de Maroc Telecom, résultats semestriels en demi-teintes des entreprises cotées… Les spéculations foisonnent. . Où est la tendance de fond?Les analystes financiers consultés par L’Economiste sont unanimes: «Ces facteurs n’expliquent pas la baisse actuelle, ne serait-ce qu’au regard des importants volumes traités». Pour Meriem Allouch Bellahbib, responsable recherche et analyse à Attijariwafa bank, «les causes sont à rechercher plutôt du côté des facteurs pesant sur le moral des investisseurs, car s’il y a eu baisse, c’est beaucoup plus en raison de la crainte de perdre son épargne que de la clairvoyance».Globalement, il y a deux vérités en Bourse. Le marché dépend entièrement de la croissance et les investisseurs y viennent pour gagner de l’argent, pas pour en perdre. Dès qu’ils entrevoient une croissance économique molle qui induira un risque de perte sur les entreprises cotées, ils retrouvent le chemin des intermédiaires pour vendre et en acheter d’autres ou réinvestir leur épargne sur d’autres marchés.La croissance est là, revue à la hausse même. Elle serait de 3,5% au lieu des 3,3 annoncés en début d’année. Les fleurons de l’économie qui brûlent les feux de cette croissance sont représentés à la cote. Déjà les résultats semestriels ont été globalement meilleurs que prévus par le marché. A court terme, les investisseurs regardent beaucoup plus la rentabilité d’opérations au coup par coup, que la distribution de dividende. Là, l’effet d’annonce est déterminant. Les analystes estiment qu’un retournement de tendance au niveau de la Bourse était inévitable. La hausse ininterrompue du marché depuis le début d’année a été favorisée par la succession et la concomitance de bons événements et effets d’annonce, tels que l’annonce dès le début d’année d’une bonne campagne agricole, relayée par le feuilleton de la candidature du Royaume pour l’organisation de la Coupe du monde puis l’introduction en Bourse de la BCP. Mais quand il y a des doutes sur la reprise économique avec l’explosion des prix des matières premières, les menaces d’ouverture des frontières sur des pans entiers de l’économie ou encore l’explosion des impayés, les boursicoteurs ont réagi pour corriger ce mouvement. Les premières moins bonnes nouvelles ont ainsi échaudé les esprits. Tout cela est comme du verre cassé au milieu des aiguilles de pin, quelques rayons de soleil suffisent pour embraser la forêt.


Faut-il acheter des actions maintenant?

Dans un marché qui baisse, l’essentiel est d’être du bon côté, celui d’acheteur. Grâce à la forte baisse du marché, les investisseurs ont la possibilité d’acquérir à des prix plus que raisonnables des titres de croissance. Cela peut encourager une reprise très rapide du marché, relayée par la dynamique insufflée par l’introduction en Bourse de Maroc Telecom dès le 22 novembre. «Les valeurs à la cote ne manquent pas», selon Bellahbib. La majorité des valeurs traitent à des niveaux de valorisation très bas. Un exemple: Sonasid ou Managem traite à environ 5 fois leurs bénéfices! Une aubaine. Quelques gros zinzins ont déjà ouvert le bal des achats. La Caisse de dépôt et de gestion s’est positionnée sur le marché au cours de la séance de vendredi. Un bon augure pour un nouveau cycle de croissance de la Bourse. Bouchaïb EL YAFI

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