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    Courrier des Lecteurs

    La BCP cède sa participation dans Arab Bank Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:295 Le 11/09/1997 | Partager

    Après l'achat de la Samir et de la SCP par Coral, le capital arabe prépare une nouvelle opération. Arab Bank Group va racheter à la BCP les 50% du capital de Arab Bank Maroc.


    Encore une nouvelle opération de cession dans le secteur bancaire. La Banque Centrale Populaire va se retirer du capital de Arab Bank Maroc. Elle compte revendre l'intégralité de sa participation (50% du capital) à son associé jordanien, Arab Bank Group. Auprès de Arab Bank Maroc, il est précisé qu'un accord a déjà été signé. Les deux parties sont actuellement en train de régler les formalités administratives conformément à la loi bancaire. «Tout sera bouclé avant la fin de cette année», précise-t-on. Le montant de la transaction n'a toutefois pas été communiqué.
    A côté de Citibank Maghreb et de Banco Exterior Groupe Argentaria, Arab Bank sera le troisième établissement du secteur bancaire totalement contrôlé par des capitaux étrangers. Elle figure également, à l'instar de ses deux consoeurs, dans le groupe des petites banques de la place.

    Arab Bank Maroc a été créée en 1975, au lendemain de la marocanisation. Elle dispose actuellement d'un capital de 100 MDH, le minimum exigé par la loi bancaire de 1993. Au terme de l'exercice 1996, elle a réalisé un bénéfice net d'un peu plus de 1 MDH, contre 106.000 DH une année plus tôt, relève-t-on dans le rapport d'activité 1996. D'après le même document, la banque a réalisé une meilleure performance, tant du point de vue des produits que de celui des charges.
    A fin décembre 1996, les produits avaient grimpé de 3,68% par rapport à 1995 à 160,5 MDH. A l'origine de cette situation: la hausse de 3,7% des intérêts perçus de la clientèle, le bon score sur les commissions en progression de 36% à 15 MDH et une amélioration des intérêts perçus sur les Bons du Trésor qui ont augmenté de 18% à 13 MDH. La banque a également procédé à une reprise sur provision de 18 MDH, contre 1,2 million une année auparavant. En revanche, les produits perçus des intermédiaires financiers ont accusé un recul de 7% à 48,7 MDH.

    Segment des grandes entreprises


    Sur la même période, les charges n'ont que faiblement gonflé, passant de 135 MDH en 1995 à 136,1 millions en 1996. Cette évolution résulte de la compression des charges financières et d'exploitation qui ont respectivement décrue de 2 et 5,5% comparativement à l'année précédente, alors que les frais généraux s'accroissaient de 7% à 46,8 MDH.
    Le résultat final se situe bien en deçà de celui de 1992 (10,9 MDH). Arab Bank Maroc n'en continue pas pour autant de se renforcer. En décembre 1996, elle affichait un total bilan de 2,07 milliards de DH contre 1,63 milliard une année plus tôt, soit une progression de 27%. Outre les produits, la banque impute ce gonflement du bilan à l'accroissement significatif des dépôts et des crédits.
    Les ressources sont ainsi passées de 1,28 milliard de DH en 1995 à près de 1,7 milliard en 1996. Les comptes chèques ont totalisé 458 MDH, en hausse de 23% par rapport à 1995. Une progression de 10% a été enregistrée sur les comptes sur carnets et les dépôts à terme. Les bons de caisse ont, quant à eux, marqué une hausse de 30% à 103 MDH.

    Arab Bank Maroc revendique par ailleurs la place de leader en matière de gestion des avoirs en devises. Cette activité a progressé de 45%, contre 39,6 pour le secteur bancaire, est-il souligné.
    Côté emploi, le montant affiché à la fin de l'exercice s'élevait à 1,08 milliard de DH, en hausse de 31% par rapport à l'année précédente. «Ce résultat est le fruit d'une politique adoptée depuis plus de deux ans et qui consiste à promouvoir et à privilégier les crédits aux grandes entreprises structurées». C'est d'ailleurs le choix des deux autres banques étrangères de la place. L'assise internationale de sa maison mère lui permet certainement de présenter de meilleurs arguments sur ce segment.


    Les chiffres de Arab Bank Group


    A fin 1996, Arab Bank Group affichait un total bilan de 16 milliards de Dollars (160 milliards de DH). Ses fonds propres s'élevait à 1,43 milliard de Dollars (14 milliards de DH).
    Pour la même année, le total des dépôts avait atteint 14,5 milliards de Dollars (145 milliards de DH). Arab Bank Group dispose de plusieurs filiales en Europe en Amérique, en Asie et en Australie.


    Alié Dior NDOUR

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