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    Economie Internationale

    La BCE relève son taux directeur à 1,25%

    Par L'Economiste | Edition N°:3504 Le 08/04/2011 | Partager
    L'institution privilégie la lutte contre l'inflation

    Elle l’a fait. En dépit de la poursuite de la crise de la dette dans la zone euro, la Banque centrale européenne (BCE) a relevé, jeudi 7 avril, son principal taux directeur de 1 à 1,25%. Une nouvelle sans surprise pour les économistes et les marchés qui s'attendent à ce que ce mouvement haussier se poursuive dans les mois à venir. La hausse avait été largement anticipée depuis que le président de la BCE Jean-Claude Trichet l'avait annoncée comme possible le mois dernier, arguant de la poussée de l'inflation depuis quelques mois en zone euro.
    En mars, les prix ont augmenté de 2,6% en moyenne dans les 17 pays de la région, dépassant pour la quatrième fois consécutive l'objectif de moyen terme de la BCE d'une inflation proche mais inférieure à 2%. Cet échauffement est lié avant tout aux prix de l'énergie et des biens alimentaires, qui selon les économistes devraient retrouver des cours plus normaux d'ici la fin de l'année. Mais la BCE craint, elle, qu'il ne se répercute sur le niveau des salaires et crée une spirale incontrôlable. C'est la première fois que la BCE augmente ses taux depuis juillet 2008. Elle avait dû faire machine arrière deux mois plus tard en raison de la faillite de Lehman Brothers et de ses répercussions sur la finance mondiale.
    Après plusieurs baisses successives, le taux directeur était fixé à 1% depuis mai 2009, son niveau le plus bas dont la BCE a jugé qu'il n'était plus approprié, alors que la croissance économique est repartie.
    La BCE a également relevé de 25 points de base ses deux autres taux directeurs: le taux de prêt marginal (prêts d'urgence de 24 heures) est passé de 1,75% à 2%, et le taux de dépôt (qui rémunère les disponibilités que les banques lui prêtent) de 0,25% à 0,5%. Si Trichet avait pris garde de dire en mars qu'une hausse de taux en avril ne signifierait pas le début d'un cycle, les économistes pensent le contraire. En effet, la majorité des économistes tablent sur trois hausses dans l'année, qui porteront son principal taux directeur à 1,75%. Dans le même temps la Réserve fédérale américaine a décidé de maintenir un taux proche de zéro pour soutenir l'activité et que la Banque d'Angleterre (BoE) a aussi choisi le statu-quo jeudi en gardant son taux à 0,5%.
    Si le scénario convient à l'Allemagne, avec un taux de croissance attendu cette année d'au moins 2,3%, un chômage en recul et une inflation en hausse, la tâche est plutôt compliquée pour des pays comme l'Irlande, la Grèce ou le Portugal. Ce dernier a annoncé qu'il allait à son tour faire appel à l'aide européenne.

    F. Z. T.

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