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    Economie Internationale

    La Banque Mondiale redéfinit ses missions

    Par L'Economiste | Edition N°:272 Le 20/03/1997 | Partager

    Le Conseil d'administration de la Banque Mondiale doit entériner ce jeudi 20 mars le plan de restructuration présenté par son président, M. James Wolfensohn. Il s'agit en réalité d'une cure de jouvence dont l'objectif est de "rendre l'action de la Banque plus efficace et plus décentralisée". Ce plan dit Compact permettra à l'Institution de Bretton-Woods de réaliser des économies de 250 millions de Dollars sur son train de vie et repositionner son action à la lumière des changements intervenus sur le plan international. Ce plan se traduira par la suppression de 500 à 700 emplois, dont le coût est évalué à 150 millions de Dollars.

    Cette réforme attendue depuis la prise de fonction de l'actuel président, poursuit quatre objectifs essentiels: l'allégement des services centraux en les rapprochant du terrain par une présence dans les pays bénéficiaires de financements, le recentrage de la politique de développement sur le social. La Banque s'engage aussi à développer une véritable politique des ressources humaines et de la formation "qui lui faisait défaut", aux dires mêmes de ses responsables et "rendre efficace et payante l'une des plus importantes bases de données économiques et sociales du monde". Plus globalement, cette réforme vise à redéfinir les missions de la Banque et lui permettre à s'adapter aux changements sur le plan international. A l'origine, la BIRD devrait suppléer le manque de crédits destinés aux pays en développement en finançant les projets d'infrastructures: routes, barrages, ports... avant de s'orienter progressivement vers l'accompagnement du développement, notamment dans la modernisation de l'Administration et de la protection de l'environnement. Mais l'afflux des capitaux privés vers les PVD (240 milliards de Dollars en 1996) qui supplantent désormais les transferts publics (40 milliards de Dollars) a changé la donne. C'est surtout à la correction des disparités que cache cette croissance des flux de capitaux vers les PVD que la Banque devra désormais s'atteler.

    Abashi SHAMAMBA

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