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    Courrier des Lecteurs

    La balance des paiements en 1991

    Par L'Economiste | Edition N°:57 Le 10/12/1992 | Partager

    L'économie marocaine a traversé "la crise du Golfe" sans dommages excessifs, bien que des secteurs entiers, textiles et tourisme, lui attribuent tous leurs malheurs récents.

    L'invasion du Koweït date d'Août 1990, la guerre a démarré début 1991, et son choc s'est probablement propagé jusqu'en 1992.

    Les "statistiques des échanges extérieurs du Maroc" en 1991, publiées par l'Office des Changes, révèlent que les transactions commerciales avec l'étranger n'ont pas reculé. C'est leur croissance qui s'est ralentie, passant de 22,7% en 1990 à 5,6% en 1991, et en valeur absolue de 91,8 milliards de Dirhams à 97 milliards. Le déficit commercial s'est élevé à 22,4 milliards.

    Les variations les plus fortes concernent les composantes de la balance des paiements.

    Les "recettes des voyages" ont été affectées par la récession internationale du tourisme. Les touristes ont laissé au Maroc 8,82 milliards de DH en 1991, contre 10,54 milliards en 1990, soit 16,4% de moins.

    L'afflux des Algériens (+4,1% de visiteurs, 64% du total) a compensé le tarissement des marchés émetteurs européens. Le chiffre global des touristes franchit la barre des 3 millions.

    Les dépenses de voyages (tourisme, pèlerinages, affaires... ) des Marocains à l'étranger se sont inscrites à la hausse. De 1,53 milliard, elles passent à 1,68 milliard de DH.

    En définitive, la balance voyage se solde néanmoins par un excédent de 7,14 milliards (contre 9 milliards en 1991).

    Les touristes qui entrent au Maroc cèdent leurs devises en billets, pour 52,7% des montants et par "virement" (suite à des voyages organisés, par cartes, suite à des paiements chèques de voyages) pour 47,3%. En 1990, la proportion des virements était la plus importante (55,9%). Sans doute les visiteurs algériens, devenus plus nombreux, payaient plus facilement en billets, en raison des restrictions sur les changes.

    Le Franc français reste d'ailleurs la devise de base et représente 39% des devises cédées en billets loin devant la Lire qui consolide sa deuxième position (14%) devant la Pésète et le Dollar (12%) et le Deutshmark (6%). Ce classement, par recettes des devises, en billets ne suit pas celui des flux touristiques: en 1991, les Espagnols arrivaient en 2ème position, devant les Allemands et les Italiens. Mis à part les Français, les Italiens semblent plus dépensiers que les Espagnols. Les Allemands paraissant moins dépensieurs ou moins portés sur l'usage des billets.

    Quant aux dépenses des Marocains à l'étranger, elles concernent essentiellement pour 20% les voyages d'études, pour 17% les voyages d'affaires, pour 12% le pèlerinage, et pour 10% les soins médicaux (176 millions de DH).

    Le Franc français est la devise la plus demandée (49,4%) suivi du Dollar 30%, en espèce du moins.

    K.B.

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