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Politique

L’USFP reste au gouvernement

Par L'Economiste | Edition N°:3164 Le 07/12/2009 | Partager

. Pour mieux mener les réformes politiques. Radi attaque l’Etat et ses organes pour non-neutralité lors des électionsLes projecteurs étaient braqués sur le deuxième Conseil national de l’USFP qui s’est tenu le week-end dernier à Bouznika. L’ordre du jour de la réunion de cette instance, qui comprend plus de 500 membres, était chargé. Outre le rapport politique présenté par le premier secrétaire Abdelouahed Radi, les cadres de l’USFP se sont penchés sur la dynamisation des recommandations du 8e congrès du parti et les préparatifs pour la tenue de la conférence nationale au début de l’année prochaine. A l’heure où nous mettions sous presse, la rencontre n’était pas encore terminée et le communiqué final en cours de rédaction. C’est le rapport politique de Radi qui a retenu l’attention. Le premier secrétaire de l’USFP et ministre de la Justice a été d’une virulence sans précédent en faisant endosser une lourde responsabilité à l’Etat et ses organes pour leur non-neutralité et leurs interventions pour supporter certains candidats lors des dernières élections. Ce genre de sortie du ministre de la Justice rappelle les années de gloire du parti lorsqu’il était dans l’opposition. D’ailleurs, sur l’épineuse question de rester ou sortir du gouvernement, l’USFP reste tiraillée par deux tendances. L’une veut y rester, l’autre cherche à le quitter pour se refaire une santé dans l’opposition. Le débat l’a encore une fois démontré. Chaque clan a ses arguments mais l’idée de quitter la majorité a fini par être abandonnée. Un autre raisonnement a prévalu : «le Maroc est en danger et les problèmes politiques sont nombreux. Il est urgent de procéder aux réformes nécessaires. Pour les mener, il vaut mieux être à l’intérieur du gouvernement». Pour Radi, la situation politique au Maroc n’est pas rassurante. La responsabilité des partis politiques est engagée après les accumulations d’erreurs au cours de plusieurs années. On le voit avec le changement de valeur chez les électeurs qui essaient d’obtenir le maximum de candidats aux élections, a dit en substance le premier secrétaire. La solution aux problèmes ne peut pas se faire rapidement. D’où un travail de longue haleine à entreprendre dès maintenant. Pour cela, il faudra engager les réformes. D’abord changer le code électoral et éliminer toutes les élections indirectes (conseils provinciaux, régionaux, Chambre des conseillers…), sources de corruption par excellence. Il faudra également réviser la loi sur les partis politiques pour la rendre plus efficace sur certaines de ses dispositions, particulièrement dans la lutte contre la transhumance. Dans les coulisses du conseil national, un sujet abordé: la greffe de l’ouverture du parti entamée ne semble pas prendre. Certains, comme les ex du PSD, souhaitent créer un courant au sein de l’USFP pour marquer leur différence. Cette proposition est contrée par les têtes pensantes du bureau politique. Pour elle, l’idée est importée. Donc, les anciens du PSD n’ont qu’à se noyer dans la masse.


Modèle à suivre

L’USFP traverse une crise qu’il ne veut pas reconnaître publiquement. Sur bien des dossiers d’actualité brûlante, le parti est devenu inaudible. Les réunions de ses organes ne sont pas périodiques et la formation politique souffre d’un manque visible de démocratie interne. Le seul organe qui continue de fonctionner normalement reste le groupe parlementaire à la Chambre des représentants. En peu de temps, il s’est fait remarquer par des sorties qui le crédibilisent. La dernière en date concerne le rapport de la mission d’information sur les médicaments. Moralité, quand les sujets touchent de larges couches de la population, il a de l’impact. Mais lorsque les centres d’intérêt sont concentrés sur la politique politicienne, le parti perd de l’audience. Mohamed Chaoui

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