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Affaires

L’urbanisme à Casablanca
Le wali retrace la nouvelle politique

Par L'Economiste | Edition N°:1876 Le 15/10/2004 | Partager

. 7 pôles de compétences sont instaurés à cet effet. Rompre avec l’urbanisme de la règle et adopter un urbanisme consensuel«Logiques différentes et contradictoires» est le maître mot de la conférence qui a été donnée par M’hamed Dryef, wali du Grand Casablanca, à l’ISCAE mercredi dernier. Le conférencier a retracé les contours et les principes d’action a même d’insuffler à la métropole un développement urbain harmonieux. Il ne s’agit plus de travailler en vases clos. Les multiples concepteurs de l’évolution de la ville, y compris l’Administration, doivent se concerter et non plus se figer sur des positions dogmatiques. Les différences de «rationalités», commandées par des différences d’intérêts des uns et des autres est un atout et non point un handicap.D’entrée de jeu, le conférencier a exposé l’état des lieux, qui n’est guère reluisant. Casablanca est une ville de toutes les contradictions comme la plupart des mégapoles du monde, d’ailleurs. La plus grande agglomération maghrébine, Casablanca, est aussi le premier centre financier du Royaume. . Fractures et conséquencesLa cité blanche concentre également l’industrie, le commerce, les services et les échanges extérieurs. Mais le revers de la médaille est affligeant: quartiers pauvres, exclusion sociale, chômage, déficits flagrants en infrastructures et superstructures, etc. Ces fractures ont été la cause et la conséquence de basculements importants qui vont à l’encontre de ce qui a été prévu par les plans d’aménagement et le schéma directeur. C’est dire combien les tendances d’urbanisation de Casablanca n’ont pas été maîtrisées. Conséquence première: explosion démographique dans certains quartiers (Dar Bouâzza, Sidi Moumen, Bouskoura, …) et stagnation dans d’autres (Maârif, El Fida, …). A ces transformations démographiques viennent s’ajouter des basculements spatiaux qui ont changé plusieurs donnes: l’axe Aïn Sbâa-Mohammédia n’a plus le monopole de l’industrie et de nouveaux axes ont émergé comme celui de service et celui des affaires. Encore une fois, l’évolution de Casablanca s’est faite à l’écart des documents d’urbanisme. Mais ce n’était pas le fait des seules entités privées. Même les administrations et autres établissements étatiques n’ont pas honoré leur part du contrat, reconnaît M’hamed Dryef. Les infrastructures et les équipements (écoles, centres de santé, espaces verts…) sont, dans la plupart des cas, renvoyés aux calendes grecques. En atteste le taux de réalisation du schéma directeur. Dans le meilleur des cas, ce taux ne dépasse guère les 20% et c’est valable pour toutes les villes du royaume. Ce qui dénote d’une crise de régulation. «La spéculation était maîtresse de jeu», affirme le Wali avant d’ajouter que « l’un des problèmes de Casablanca est de restaurer l’autorité publique sur le développement de la ville pour définir une politique urbaine».Cette évolution en marge des prévisions est la preuve que la conception en matière d’urbanisme doit changer de sens: aux lieu et place de documents figés, il faudrait prévoir des lignes directrices qui laissent une marge de manœuvre aux intéressés pour rectifier le tir en cours de route et, partant, éviter l’immobilisme. Une politique urbaine de Casablanca passe par la conception d’un projet ambitieux et réaliste, selon Dryef. Un projet qui allie l’efficacité économique à l’équité sociale et à l’équilibre écologique. Autrement dit, un projet qui s’inscrit dans le développement durable. Une mise à niveau urgente, ne dépassant pas 4 ou 5 ans, s’impose donc. . Formuler des propositionsPour atteindre cet objectif, des groupes de travail ont été institués. Il s’agit de 7 pôles de compétences: Eau et environnement, Voirie et transport, Habitat et urbanisme, Equipements publics, Economie, Emploi et investissement, Finances et budget, et Action sociale. Chaque pôle de compétence est présidé par deux gouverneurs et a pour mission de formuler des propositions sur tel ou tel domaine de spécialisation. Et le wali de préciser que «les pôles de compétence ne sont pas des organes concurrents aux élus mais plutôt des organes de réflexion et de consultation». D’ailleurs, ils regroupent les élus, les autorités, la société civile, le secteur privé et toute personne intéressée est invitée à y prendre part.Le pôle Eau et environnement a déjà formulé une proposition préliminaire pour juguler le risque d’inondation que représente l’Oued Bouskoura. Une première étude estime le coût du projet à 600 millions de DH. Le pôle a également établi des propositions concrètes sur la réhabilitation des parcs et des décharges publics. Voirie, transport, propreté, assainissement, … sont les autres domaines qui préoccupent le wali.


Stratégie

«Quels que soient les crédits et les réalisations destinés à mettre à niveau la ville, il est nécessaire de réfléchir sur une stratégie urbaine de façon à mettre en question les règles qui étaient au cœur de l’urbanisme», souligne le Wali. Les règles de l’urbanisme sont obsolètes, poursuit-il. La stratégie urbaine devrait avoir un substrat fait de nouveaux principes. Dorénavant, il faudrait réfléchir en termes de dispositifs urbains: point d’urbanisme de la règle et des plans figés. Mais des principes directeurs et souples qui s’accommodent avec l’environnement physique du quartier en symbiose avec les grandes tendances urbanistiques de la métropole. En deuxième lieu, on doit rompre avec l’urbanisme monologique et passer à un urbanisme concourant qui fait place à tout le monde. Il faut faire jouer «les logiques différentes et contradictoires» , tout en ouvrant de nouvelles zones à l’urbanisation. Mais aussi en tenant compte des axes urbanistiques majeurs, de la problématique du transport et de la place du port, entre autres points d’attache. Ali JAFRY

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