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Affaires

L’Oukaïmden peine à prolonger sa haute saison

Par L'Economiste | Edition N°:1663 Le 16/12/2003 | Partager

. Les skieurs affluent vers la station qui a besoin d’un plan d’aménagement . La bonne saison varie entre 100 et 120 jours selon l’enneigementCinquante centimètres de hauteur de neige, c’est ce qui fait le bonheur de tous les adeptes de L’Oukaïmden. Et pour la deuxième année consécutive, le tapis blanc annonce une bonne saison pour les skieurs. Les amateurs de ce sport se ruent vers les lieux depuis déjà quelques semaines. Pour certains, c’est en week-end et d’autres choisissent des journées en semaine, durant lesquelles il n’y a pas beaucoup de monde. “Malheureusement, nous n’avons pas un grand nombre de skieurs au Maroc”, indique un moniteur homologué. “Ce sport reste coûteux et ne connaît pas une grande affluence”. L’Oukaïmden est à 70 kilomètres de Marrakech. La route à emprunter à travers la montagne qui offre de beaux paysages demeure difficile pour les non habitués. La route en montagne a connu de nombreux accidents. Et même si elle a fait l’objet de nombreux travaux d’aménagement, beaucoup reste à faire. Du haut de ses huit étages, l’hôtel Kenzi Louka, grand bâtiment de la station, s’impose. Plusieurs résidences secondaires l’entourent, parfois jamais visitées, au risque de créer des zones de spéculations dans une région qui n’a toujours pas su négocier son envol. Ces chalets seront un jour ou l’autre source de problème si jamais la région se dote d’un plan d’aménagement. Le Kenzi Louka (300 lits) affiche presque complet lors d’un samedi mouvementé par l’arrivé des touristes. De même que le premier hôtel de la station Chez Juju (18 chambres). “C’est souvent le cas les samedi et dimanche depuis le début de la saison de ski»’, indique Mokhtari, directeur général de l’hôtel Louka. Et le week-end, c’est le branle-bas de combat, que ce soit dans les hôtels, ou auprès des secouristes ou encore les loueurs réguliers ou informels que dans les petites gargotes. Normal, c’est durant ces jours d’affluence que le business marche “La saison est courte” regrette cet hôtelier. Il faut dire qu’à L’Oukaimden, ceux «qui travaillent dans la neige» sont près d’un millier et ont vécu de mauvaises saisons en 2001 et 2002, durant lesquelles, il a neigé tardivement et peu. Des périodes durant lesquelles les affaires se sont détériorées. Car autour de cette station de ski, rappelons-le, la seule en Afrique (et rien que pour cela mérite une plus grande attention), vivent quelques milliers de personnes: le personnel des établissements et restaurants, une centaine de moniteurs homologués et des secouristes de l’ONEP, en plus des loueurs de matériel auxquels s’ajoutent les habitants des 18 villages du voisinage, devenus loueurs occasionnels et aussi instructeurs. La bonne saison varie entre 100 et 120 jours selon l’enneigement. C’est une saison de ski étalée de la mi-décembre à la mi-avril «et bien moins pour les skieurs professionnels qui ont besoin d’une grande hauteur de neige», explique un moniteur. Ce qui limite bien évidemment la période de fréquentation alors que la région dispose de grands atouts: 25 km de pistes skiables de différents degrés de difficulté à des altitudes comprises entre 2.650 et 3.273 m, six téléskis et un tout nouveau télésiège qui a nécessité près de 21 millions de DH. Beaucoup d’investisseurs par ailleurs ont manifesté leurs intérêts pour la région. «Rendre la station polyvalente où les saisons de ski se joignent avec une activité touristique étalée sur toute l’année (randonnées, trekking, golf) n’est pas sorcier», commente Mokhtari. De leur côté, les autorités locales se mobilisent avec peu de moyens malheureusement. Il a souvent été question d’une concession de la station ou de projets communs sous forme d’association. Il y eut des Canadiens en 1997, suivi par des Espagnols deux ans plus tard… Les études et les recommandations sont restées lettre morte. D’où d’ailleurs le peu d’intérêt de la part même des professionnels marocains à investir dans cette localité. Seul le groupe Kenzi s’y est aventuré en 1999 avec un investissement de plus de 50 millions de DH en reprenant et rénovant une unité à l’abandon de 120 chambres. C’est ainsi que le Kenzi Louka est né avec de nouveaux loisirs: piscine chauffée, un centre SPA, restaurants, bars, etc. Cet établissement est encore loin d’avoir amorti son investissement, même en période de haute saison. La question de concession de la station est de nouveau sur le tapis avec une proposition d’un groupe touristique français cette fois-ci.


Moussem et gravures rupestres

Plus de 1.000 gravures rupestres datant de 4.000 ans, étendues sur 45 kilomètres, existent dans la région. C’est du mois les estimations que donnent certains historiens. Ces sites ne sont pas protégés. Les piétons marchent dessus. Pire, certains les détruisent parfois. Par ailleurs, cette partie du Haut Atlas abrite le moussem traditionnel de transhumance saisonnière. Ce moussem inaugure l’ouverture de la saison de pâturage. Plus d’un millier de personnes s’y donnent rendez-vous avec famille et bétail, du 9 août à la première heure et pour une durée précise d’un mois. Tous s’installent dans les grottes désertes des environs et durant toute la période, leur bétail profite dans la plaine. Le 9 septembre à l’aube, ils quittent les lieux. Si jamais un projet d’aménagement de la station est adopté, il faudra y inclure une solution alternative à cette saison de transhumance. Badra BERRISSOULE

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